Archives de février, 2013

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Salut à tous !

« Quelles sont les dernières nouveautés Vita ? », « Quelles sont les prochaines sorties ? », « La Vita vaut-elle vraiment le coup ? », « Est-ce que la Vita manque de jeux ? ». Voici quelques-unes des questions que tout amateur de console portable se pose à un moment ou à un autre sur la dernière création de Sony. Et les réponses à ces questions sont loin de faire l’unanimité, entre fanboys aveugles, pro et anti machintruc et autres Trolls.

Autant dire que le sujet est sensible (et qu’il y a moyen de se foutre sur la g*** pour moins que ça !).

En effet, la Vita fait toujours autant parler d’elle auprès des joueurs et autres G33ks. On entend souvent râler, à tord ou à raison, sur l’absence de jeux. Alors certains, comme mon poto Damonx, s’en énervent et estiment qu’il y a largement de quoi faire sur Vita. D’autres, comme Uriel, sont plus nuancés sur la question. Étant actuellement en grosse phase de jeu avec la portable, j’ai donc décidé d’en faire un billet [Réflexion] pour faire le point sur la console, ses jeux actuels et futurs, ses ventes, et surtout ce qui nous intéresse : son avenir.

I) Pour le moment sur PS Vita

Alors pour couper court à toute idée préconçue : Oui, il y a des jeux sur VITA. Il y a de quoi faire pour un acquéreur récent de la console, et le nier serait vraiment stupide. Mais. Et oui, il y a un « mais ».

Mais, à côté de certaines perles à ne pas louper (Uncharted, AC3 : Liberation ou Gravity Rush), il faut aussi être franc et avouer que d’autres softs sont uniquement passables voire carrément mauvais (Ben 10, Reality Fighter, etc). Et je le précise tout de suite : Non, je ne prend pas en compte les machins en dématérialisé et les remake HD. Car aussi bons soient-ils, ils ne sont PAS à mon sens un argument pour vendre la console portable. Ça peut évidemment aider, mais on ne parle pas ici de « killer-ap » qui motiveraient un achat.

Donc, quand on a fait le calcul, on est plus proche de la dizaine de titres intéressants (allez, quinzaine si on compte large) sur la quarantaine – et quelques – sorties totales de jeux boites sur la Vita à ce jour. D’autant qu’il faut compter, parmi tous ces titres, toute une série de jeux qui ne sont dispos qu’en import et/ou au concept très « japanisé » (je n’ai rien contre l’un ou l’autre, mais faut admettre que ça ne concerne pas tous les joueurs).

C’est donc un bon nombre de jeux, mais rien d’exceptionnel non plus après un an d’existence. D’autant que l’acheteur de la première heure commence, doucement mais surement, à avoir fait le tour des jeux proposés. Le problème se pose donc sur l’évolution future de la portable.

II) 2012 : Un bilan vraiment moyen …

Il ne faut pas se mentir : 2012 a été une très mauvaise année pour la Vita. Sony a communiqué très peu et très mal sur sa portable, un peu comme si la firme avait déjà abandonné la bataille, ou au moins en Europe (cfr tous les non-portages de jeux en occident, ou réalisés avec énormément de retard alors même qu’une sortie mondiale ferait le plus grand bien).

De même, rappelons que les ventes de PS Vita restent stagnantes : un peu plus d’un million de consoles vendues au total dans le monde (En fait, 1.220.000 et des poussières). C’est pas vraiment « énorme » pour plus d’un an d’existence, le CEO de Sony ayant lui-même déclaré être un peu déçu des ventes à ce jour. Surtout quand on remarque qu’au Japon, les ventes hebdomadaires diminuent encore petit à petit (C’est pas pour rien que Sony décrète une récente baisse de prix au Japon, et QUE au japon, soit-il d’ailleurs dit en passant).

Enfin, dernier point à noter pour 2012 : j’estime qu’il y a un manque d’exclu « lourdes » pour convaincre l’acheteur potentiel. Car excepté les jeux précités (et principalement dans le line-up), qu’y a-t-il de bien excitant ? Peu de choses, surtout quand on connait le peu d’attrait du joueur d’Europe/USA pour le style T-RPG / J-RPG. Sony semble en peine de fournir un « espoir » et une « confiance » dans le futur de la Vita. Et ça, c’est très inquiétant. D’autant que certains « ratés » n’ont pas aidé à rehausser la réputation de la console (CoD : Black Ops avec une durée de vie solo famélique d’1h , ou Resistance avec des graphismes et un gameplay datés).

Bref, 2012 annonce un bilan vraiment moyen pour la portable de Sony, particulièrement en Occident où la portable reste trop méconnue. D’autant que 2013 ne démarre pas sous les meilleures auspices : Lors de sa conférence du 20 février dernier pour la PS4, Sony annonce en grande pompe une seule et unique news pour sa portable : le « cross-over » avec la console de salon. Soit. Mais certains se rappelleront que cette annonce avait déjà été annoncée pour la PS3. Et on a vu avec quel résultat …

Sony semble se tromper : le joueur veut des gros jeux. Du lourd et de l’exclu qui rend jaloux. Que la Vita devienne un accessoire de la next-gen est le pire qu’il puisse lui arriver à mon avis : Soit elle parvient à s’imposer comme portable à part entière, soit elle coule à plus ou moins brève échéance.

III) Le futur de la Vita (et quelques conseils « maison »)

Par conséquent, on peut craindre pour le futur de la Vita. Bien-sûr, des jeux sont annoncés (et pas qu’un d’ailleurs!). On attend avec plus ou moins d’impatience selon les gouts : Sly Cooper, Soul Sacrifice, Ys, un épisode de Killzone, God Eater 2, etc. Mais encore une fois, à part les afficionados de la portable et les passionnés, qui est au courant de ces sorties ? Et surtout : Mais qu’est-ce que fout le département marketing de Sony ???

Déjà, première chose urgente à faire : communiquer sur les sorties prochaines via une grosse campagne de pub. Et surtout en Europe, en vendant Sly Cooper et Ys, qui peuvent convaincre un parc de joueurs assez large (contrairement à un God Eater ou un Tales Of’, qui aussi bons soient-il, restent des jeux « japanisés » et moins susceptibles de séduire en dehors de l’Orient).

Et ces annonces seront-elles suffisantes à elles seules pour donner confiance en l’acheteur potentiel ? A titre personnel, je pense que non. Pour moi, la firme doit aussi jouer sur les franchises reconnues de sa marque. Par exemple, en créant des nouveaux épisodes à des « licences à fans » tels que Jak & Daxter, Onimusha, Ratchet & Clank, et pourquoi pas Infamous, Yakuza ou GTA, quand on voit ce dont la portable est capable ingame ?

Pourquoi pas aussi développer un bon (A)RPG orienté « grand public » ou un diablo-like de qualité ? Voire un bon God of War qui, on le sait, fait beaucoup vendre (et pourtant, je suis pas spécialement fan des suites à rallonge, surtout pour cette magnifique série !). Après tout, la PSP a bien eu droit à deux exclus GoW, alors pourquoi pas sa grande soeur ?

Nul doute que ce genre d’annonce ferait faire un bond dans les ventes de la console. Et inciterait du coup les développeurs-tiers à se pencher sur le bébé de la firme. Mais non. Rien de tout cela en vue… C’EST PAS COMME S’IL MANQUAIT DU POTENTIEL A CETTE PORTABLE BON SANG !

En fait, je crois que c’est ça qui m’énerve le plus : le potentiel gâché. Pour y jouer pas mal, je peux vous le dire : cette portable est une bombe de puissance. Elle peut faire tourner des jeux magnifiques, dans des univers vastes et séduisants. Je me surprends parfois à rêver comme un gosse quand j’y joue. Mais ça, seule la personne qui a osé acheter la console et un chouette jeu peut le savoir. Et vu la politique de Sony, je comprends qu’on puisse hésiter à franchir le pas …

Le futur est incertain, évidemment. Mais je ne pense pas trop m’avancer en disant que si Sony ne redresse pas la barque de sa portable avant fin 2013, la console pourra définitivement être enterrée, faute de jeux-tiers et d’un parc de consoles suffisant …

Son épitaphe ? « Ci-git la PS Vita, pleine de puissance et de potentiel, injustement partie faute de soutien et de confiance de la part de son créateur ».

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Yop le monde !

Aujourd’hui sur le blog, un nouveau test mais d’un vieux jeu (J’suis un ouf dans ma tête) : Psychonauts,  un jeu d’action/plateforme sorti 2005 sur la première XBOX et sur la PS2. Remis au gout du jour sur le live de la XBOX360 et disponible plus récemment dans l’Humble Indie Bundle V, voici aujourd’hui un test avec mes impressions sur un des plus fameux jeux de Tim Schafer (bon ok, ceux qui me connaissent sauront déjà que j’en dirai du bien évidemment 😀 ).

Le truc bien avec Psychonauts, c’est que c’est un jeu totalement original ! Et que dire de ce jeu si ce n’est que son créateur est certainement déjanté ? En effet, je le redis pour ceux qui n’auraient pas lu mon billet sur Costume Quest : Monsieur Schafer est un sacré calibre niveau JV, et a travaillé sur de nombreux point&click pour le studio LucasArts (Day of the Tentacle, Grim Fandango, et j’en passe). Autant dire qu’un des principaux intérêts du jeu est de voir l’univers complètement loufoque que notre ami sera capable d’inventer… et honnêtement, vous ne serez pas déçus ! Déjà, bien difficile de classer ce jeu vidéo avec une étiquette : il est à la fois jeu d’action, jeu d’aventure, jeu de plateforme et jeu artistique de par sa palette graphique. On peut donc parler de « JVNI », un Jeu Video Non Identifié !

Mais sinon, qu’est-ce que ça raconte ?  Et bien pour faire bref, le terme « Psychonaute » désigne des personnes disposant de pouvoir psy, et étant capables d’entrer dans les cerveaux de tout un chacun afin d’explorer leur esprit et leurs souvenirs.  Le jeu démarre alors que le héro, Raspoutine (Raz), intègre une colonie de vacances pour apprendre à utiliser ses dons avec des maîtres. Mais deux choses clochent : la colonie semble abriter une chose ou une personne qui en veut aux élèves : mais qui ou quoi ? Et aussi, que se passe-t-il donc dans le cerveau de Raz, pourquoi est-il différent des autres ?

Le soft est principalement un savant mélange d’action et de plateforme, et nous donne un peu l’impression de nous retrouver projeté dans l’école des X-Men entourés de plusieurs professeurs Xavier, ou à la place d’Harry Potter à la rentrée des classes à Poudlard. On dirige donc un personnage qui évoluera dans un monde semi-ouvert, et se retrouvera petit à petit avec différents pouvoirs lui permettant de progresser plus loin dans l’aventure. Les pouvoirs, bien qu’assez peu originaux (Télékinésie, Pyrokinésie, Lévitation, etc), restent agréables à utiliser, et sont également mis à profit pour la réalisation de petites énigmes. Un bon point, d’autant que la durée de vie reste correcte pour un jeu de ce type : comptez entre 6 et 8h pour en voir le bout selon votre empressement, et pas loin du double si vous voulez rassembler tous les souvenirs et réunir tous les éléments à collecter.

Mais où est-ce que je suis tombé, encore ?

Au niveau du plaisir de jeu, réussite également, puisque le scénario est traité correctement au fil des missions et nous donne constamment envie d’en savoir plus et d’avancer dans l’aventure. De même, de très nombreux objets peuvent être collectés au fil des imaginaires visités, et permettent de développer nos pouvoirs psy. Enfin, les mondes sont très variés, puisque construits en fonction du caractère des gens (Par exemple, un militaire aura un imaginaire en forme de champ de bataille, l’esprit d’un malade mental débouchera sur un level-design totalement fou ou encore celui d’un peintre espagnol sur un univers peuplé de corridas multicolores, etc. !).

Vous pourrez donc vous amuser à fouiller l’esprit de votre hôte, découvrir ses souvenirs (cachés dans des coffres), collecter les éléments imaginés par son cerveau de ci de là, tenter de libérer ses bagages émotionnels ou encore tout simplement tenter de trouver l’information dont vous avez besoin. Bref, l’ensemble du jeu est complètement loufoque (mais toutefois logique, d’une certaine manière) et les levels sont clairement différents de ce que l’on a l’habitude de voir. Comme quoi, même dans un jeu de plateforme basique, on peut toujours inventer de nouvelles choses !

Graphiquement par contre, il faut avouer que le jeu commence à dater et que cela se ressent. Bien que les décors soient plutôt jolis et détaillés, difficile de ne pas remarquer l’aspect « anguleux » de chaque objet/personnage, même avec la résolution maximale et les détails poussés à fond… De même, les textures sont parfois baveuses. Néanmoins, ici l’artistique vient au secours de la réalisation technique, puisque chaque personnage ou objet possède un charisme particulier qui le rend attachant.

En conclusion donc, pour qui ne serait pas principalement préoccupé par les graphismes et resterait curieux d’essayer un jeu un peu différent, Psychonauts reste un choix judicieux, puisque le soft est désormais disponible à tout petit prix. Et s’il a forcément vieilli, il a en tout cas gardé toute son originalité et toute son énergie !

L’attaque des fonctionnaires armés de tampons, aaahhh !!!!

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Bonjour à tous !

Aujourd’hui sur le blog, une critique sur la saison 2 de Les enquêtes de Murdoch, une série policière canadienne pas forcément très connue mais sincèrement très agréable à suivre !

L’histoire se passe donc dans la ville de Toronto (Canada), à la fin du 19ème siècle. Un détective, William Murdoch (interprété par Yannick Bisson), résout des enquêtes policières au moyen parfois de méthodes d’avant-garde pour l’époque (empreinte, test sanguins, analyses diverses) mais surtout grâce à son flair et une perspicacité étonnante. Il est aidé dans ses enquêtes par la sexy médecin légiste, le Dr Julia Ogden et son acolyte de toujours, le gaffeur agent Crabtree.

I. La série

Autant le dire clairement, ne cherchez plus : oui, il s’agit bien d’une sorte de clone de Sherlock Holmes. C’est d’ailleurs totalement assumé. Mais comme je l’ai déjà dit dans d’autres billets : Pourquoi pas ? Personnellement, je n’ai aucun problème à ce qu’on copie une bonne idée, tant qu’on le fait avec talent et que le plaisir est au rendez-vous. Et si en plus on y rajoute des idées nouvelles, alors pourquoi se plaindre …

Dans cette série, les scénarios restent sympathiques et prenants. Puis surtout les personnages, s’ils ne sont pas très originaux, sont très attachants, ce qui en fait le principal attrait de la série. Entre le héros-détective malin comme un singe (voire clairement geek pour son époque!), le chef irascible au bon cœur (très bien interprété par Thomas Craig), la médecin-légiste au caractère bien trempé (Hélène Joy) et le fidèle adjoint un peu ballot mais sacrément marrant (Jonny Harris), on a une belle brochette de personnages et il est très agréable de suivre leurs péripéties et leurs enquêtes pas toujours si simple qu’il n’y parait.

De même, vous vous doutez bien que dans ces années 1880-1890, il reste des superstitions ainsi que des réelles habitudes totalement dépassées maintenant. Et les scénaristes ne se privent pas d’en jouer avec plaisir. On parle donc entre autres de Loup-Garou, de sorcière ou plus amusant, de la Ligue de Tempérance (une ancienne compagnie principalement composée de femmes qui militait pour l’interdiction de l’alcool à l’époque) et de la splendide nouvelle invention « hyper technologique » : le télégraphe. Bref, une chouette excuse que cette période pour nous montrer (ou faire découvrir) pleins de choses au fil des épisodes enquêtes policières.

Enfin, autre point sympa : ces personnages fictifs rencontrent de temps à autre des personnages « réels » qui interviennent dans l’histoire, qu’il s’agisse de Jack L’Éventreur, de Arthur Conan Doyle (L’écrivain de Sherlock Holmes) ou de Nikola Tesla (un des découvreurs de l’électricité), on en voit passer du beau monde. Et moi, ben j’aime ça !

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II. La saison 2

Concernant plus particulièrement cette saison 2, et même si je n’aime pas trop l’expression, il s’agit très nettement d’une « saison d’évolution ». Les personnages et le décor ont été plantés par la saison précédente et les 3 films hors-série, et on passe donc dès le premier épisode aux choses sérieuses. Tant mieux. De même, des changements commencent à se faire dans les relations entre les différents protagonistes, ce qui en soit est une idée maligne des scénaristes : cela permet de garder l’intérêt du spectateur intact et d’éviter de reproduire à l’infini le même épisode policier (Qui a dit Les Experts – Las Vegas ? Ah, mince, moi !)

Au rayon changement (et sans vous spoiler, c’est pas le but), disons qu’on voit un degré de confiance (relatif) s’installer entre l’inspecteur et Murdoch qui bien qu’excentrique, est quand même un sacré bon enquêteur. De même, du côté du couple « on-s’aime-tout-le-monde-le-sait-sauf-nous » de Julia et Murdoch, ça commence à bouger. Et même l’agent Crabtree sort (mais jamais longtemps) de son rôle de comique le temps d’un épisode pour nous faire une enquête quasiment seul, et franchement il s’en sort pas mal. Puis son rôle de copie parodique du Détective Murdoch est extrêmement drôle !

Bref, vous l’aurez compris, cette saison file à une vitesse incroyable, et les 13 épisodes de la saison se mangent en quelques jours pour peu qu’on accroche bien (et qu’on aie le temps). Le seul défaut que je rélèverai à cette saison, comme à la première, c’est un défaut inhérent à quasiment toutes les séries d’enquêtes policières : l’absence d’un fil rouge. Pour moi, même si ça n’est pas nécessaire, un trait commun permet de relier les intrigues et mettre de l’unicité dans une suite d’épisodes. De même, cela permet d’ajouter une complexité certaine aux enquêtes, et d’augmenter le suspens. Mais bon, les goûts et les couleurs… Puis honnêtement, je fais la fine bouche, car la série est déjà franchement réussie sans ça.

D’ailleurs, la preuve que c’est bien : ça continue toujours. La sixième saison est en cours de production en 2013 au Canada, c’est dire. Du coup, si vous avez l’occasion, ne passez pas à côté 😉

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Salut les gamers !

Nouveau mois, nouveaux jeux ! Voici donc mes jeux du moment.

Pour l’instant, je suis plongé dans Sleeping Dogs, sur PS3. Un jeu très sympa, qui me déçoit un peu graphiquement sur les finitions et les détails (visages ou décors parfois anguleux). Mais à par ce petit détail, il me plait (voire me surprend) sur tout le reste, c’est un chouette jeu d’action avec un monde ouvert et une intrigue prenante ! Quelque chose me dit que je ne vais donc pas trop lâcher la manette avant de voir la fin 😉

Sinon, sur ma VITA, je continue mon aventure avec Kat (Gravity Rush). Aventure sympa, pas mal de chouettes idées pour intégrer les fonctionnalités de la portable de Sony (la présentation des chapitres est particulièrement réussie, par exemple), et le jeu est agréable à parcourir. Rien de bien transcendant, mais c’est un jeu à découvrir quand même, selon moi.

Et quand il me reste un peu de temps, je retourne à mon PC favori, un peu délaissé en ce moment, pour jouer à un jeu acquis sur Steam : Legend of GrimRock. Un excellent (mais alors vraiment!) RPG « à l’ancienne », qui rappelle les jeux de rôles plateau auquel on peut jouer au tour par tour avec des amis (des vrais, de la vraie vie ! :D).

Sinon, c’est tout. Mais c’est déjà pas mal …

Et toi, à quoi tu joues ?

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui sur le blog, un article « de fond » (et ouais, j’ose 🙂 ). En effet, venant de terminer DarkSiders 2, et en pleine suite de la faillite THQ, j’aurai quelques éléments à soulever (d’autant que j’ai aussi joué à DarkSiders premier du nom). En effet, la question se pose : DarkSiders 2 de THQ, était-ce le chant du cygne d’une mort annoncée de la compagnie ? Pour moi, OUI.

I. DarkSiders 1 : la surprise –  DarkSiders 2 : l’attente

Alors pour commencer, il me semble qu’il faut comparer un peu les deux jeux, tant ils sont différents, alors même qu’ils sont la suite (façon de parler) l’un de l’autre, et issu du même studio de développement (Vigil Games). Pour moi, ce comparatif peut se résumer à cette phrase : « L’originalité dans la copie » (DarkSiders 1) contre « le banal dans l’originalité » (DarkSiders 2).

En effet, ça n’est un secret pour personne, le premier DarkSiders est clairement une copie d’autres jeux. Et pour être clair, citons Zelda et God of War principalement. Mais ça n’est pas un problème selon moi, tant le mélange des genres est fait avec talent. L’aventure et l’action sont bien dosés, et l’histoire de ce cavalier de l’apocalypse piégé sur Terre en pleine destruction est franchement prenante. De même, le style graphique de Joe Madureira est à tomber. On est dans dans le pur style comics badass. War a un put*** de chara-design qui fait mal et, avouons-le, c’est vachement cool ! Résultat, les 25h de jeu (environ) arrivent très vite, et on en redemande. Inutile de le nier : j’ai adoré jouer avec War.

Par contre, DarkSiders 2 me laisse un gout étrange. C’est très bon jeu, mais il y a un je ne sais quoi qui ne va pas : L’alchimie ne prend pas. L’idée des développeurs sur cette suite a été de prendre des risques : en plus de l’aventure et de l’action, on introduit ici des éléments de RPG et de Hack&Slash. Mouais, pourquoi pas. Mais le problème, c’est que Vigil Games, à vouloir faire de tout, finit par en faire trop à mon avis.

Déjà, le côté « jeu de rôle » est très agréable, mais reste parfois un peu foutoir : le level-up des caractéristiques reste automatique, mais pas celui des pouvoirs. Puis les armes ont de nombreuses caractéristiques, mais la lisibilité des infos et leurs impacts restent obscurs (Ex : dégât corps à corps vs dégâts coup critique vs dégât magique vs chance critique, etc etc !). Le côté Hack&Slash n’est donc pas bien clair. On arrive même parfois dans de l’incohérent lorsqu’une arme unique ramassée sur un boss finit par être beaucoup moins puissante qu’une arme dropée à la va vite plus loin dans le jeu. Bizarre…

Peut-être qu’un des plus gros problèmes (d’où mon titre de paragraphe, c’est-il-pas-bien-joué) c’est que là ou les gens n’attendaient pas trop DarkSiders 1 (vu que nouvelle licence inconnue), l’attente pour le deux était énorme étant donné le succès (au moins d’estime) du premier opus. Et peut-être justement cette attente était trop grande, ce qui a mis trop de pression sur un éditeur déjà fragilisé par des pertes d’argent et un studio de développement un poil trop jeune (2005). Après, il est évident que le jeu reste (très) bon, mais pour résumer : j’ai juste « bien aimé » jouer avec Death.

II. Des choix et une direction étrange

De même, d’autres choix se posent là et je les explique difficilement. Par exemple, alors que dans le 1er volet, on utilise un système d’argent original et bien trouvé (l’échange d’âmes des ennemis vaincus), on revient dans le second volet à un système de pièces d’or tout ce qui a de plus banal. Mais pourquoi ? POURQUOI ? Ici, on remplace une bonne idée par du banal déjà-vu. Quel est seulement l’intérêt ?

Ensuite, niveau artistique. C’est quoi toutes ces têtes de morts ? Quelques-unes de ci de là, ok, on est dans le thème du cavalier, toussa toussa. Par contre, Madureira devait-il en faire autant ?  Il y en a absolument partout : sur le masque du héros, sur ses gants, sur son torse, sur son épaule, etc. Même sur les murs ! L’effet classe finit donc pas être un effet « bien trop chargé » qui plombe l’ambiance. Et de passer d’une ambiance comics à du pur mauvais gout too much.

De même, de nombreux freezes vont venir gâcher l’aventure (ça a du m’arriver une dizaine de fois facilement). Pas de quoi péter un câble, mais c’est suffisant pour venir noircir le trait.

Et enfin, si Death est clairement plus agile de War et ramène de l’énergie au titre, l’action reste d’une répétitivité affligeante. Aller à tel endroit – ramasser tel objet – revenir. Dans ce cas là, pas difficile de faire un jeu 2x plus long, il s’agit d’une durée de vie artificielle (Comptez 40h pour en faire le tour). Exemple parfait : les collectibles. Si je résume, il y a donc 3 sortes de reliques à récupérer (30 au total), des pages du livre de morts (40 à récupérer), 3 sortes de pierres précieuses (69 en tout) et des gnomes (4). Soit plus d’une centaine de conneries à récupérer. Mais pourquoi faire autant de trucs à ramasser ? Et surtout, de différents ?! Pourquoi ne pas alors les réunir en une seule sorte, pour plus d’unicité, comme dans un InFamous ou un GTA, par exemple ?

Mais le plus gros problème pour moi, c’est le scénario ! J’ai vraiment aimé le jeu, mais honnêtement, j’ai rarement vu un tel bordel dans l’histoire d’un titre AAA. Le scénario est non seulement décevant, mais également incohérent et répétitif. La prétendue « continuité » avec le 1er épisode est dérisoire. Dommage, car personnellement, j’aurai aimé voir l’impact de nos actions dans le second jeu sur le premier, voire avoir des « clin d’oeil » pour quelqu’un ayant joué au premier, par exemple en croisant War, ou le voyant passer au loin, etc. (Valve l’a d’ailleurs très bien fait dans Half-Life : Opposing Force et Blue Shift).

Mais ici, rien du tout, cette « aventure parallèle » est plus une grosse excuse qu’autre chose. Systématiquement, on se retrouvera à se demander « Mais qu’est-ce que je fous là ?! » (et Death aussi). Ceci témoigne d’un manque flagrant d’imagination, ou en tout cas d’une bonne direction artistique et de développement. D’ailleurs, je vous le prouve : Voilà un résumé de l’histoire, vous allez vite comprendre  :

Death veut aider son frère accusé à tord. Donc il va voir un Gardien des secrets (pourquoi lui, on ne sait pas). Après une bataille, il se retrouve propulsé dans un autre monde : celui de la vie. Un mec vous dit qu’il peut vous ramener dans le monde des méchants. Pour ça, faut activer la forge. Du coup, vous restaurez le feu de ma montagne. Puis l’eau. Mais le chemin reste bloqué, il faut aller dans un temple pour parler à des gars pour qu’ils libèrent le passage. Vous le faites, mais pour ça, vous avez besoin de TROIS pierres magiques. Vous les récupérer, pétez la tête à des vilains, et là, hop direction un autre monde :

Le monde des morts. Vous décidez d’aller voir le Roi de ce monde. Pour une audience, faut battre le champion de l’Arène. Pour ça, faut l’invoquer via TROIS pierres. Vous les récupérez, péter la tête au méchant et retourner devant le Roi. Il accepte de vous expliquer ce qui se passer, si vous lui ramenez ses TROIS sujets manquants. Vous les ramenez. Du coup, il vous envoie exploser la tête d’un vilain démon. Vous le faites et direction un autre monde :

Le monde des anges. Là, un « chef » ange vous demande de lui filer un bâton magique divisé en TROIS parties. Une fois fait, vous découvrez qu’il est corrompu, vous lui péter la tête, passage libéré. Du coup, direction un autre monde :

Le monde des démons. Là, plus vraiment d’histoire. Vous avancez, vous trouvez le chef démon, lui péter la gu**. Du coup, tous les mondes sont libérés : ouverture du monde final.

Là, il y a un « champion des vilains », vous lui péter la tête. FIN

Et voilà ! Mais sérieux, comment est-ce possible ???? Qui a relu le script du jeu ? Ok qu’un jeu d’action ne doit pas toujours être d’un scénario incroyable, mais là, on frise le ridicule, non ? D’autant que l’imagination est aux abonnés absents : tout va par TROIS et par passage dans d’autres mondes. AUCUNE variété. (Et je cherche toujours le lien avec le fait d’aider War). Perso, je reste bluffé que le jeu soit sorti comme ça, tout aussi bon dans le gameplay soit-il. C’était quasiment un suicide commercial .

III. THQ et la faillite prévisible

Par conséquent, pour moi, la faillite de THQ devient une évidence. Évidemment, la faillite n’est pas due « uniquement à cause de ça ». Leur politique du DLC, du online pass et de la fin « à payer en supplément » (PoP) leur à mis une certaine frange de joueurs à dos. De même, les multiples reports de jeux à cause de retards leur a clairement fait mal en bourse. Mais disons que tout ce que je viens de soulever sur DS 2, ça n’a pas du aider.

Surtout qu’il fallait quand même, pour que le jeu soit rentable, en vendre près de 2.000.000 de copies ! Avec autant de défauts et de coches ratés, pas évident de convaincre les joueurs…

Le plus triste là-dedans, c’est que malgré tous ces défauts, la franchise DarkSiders restait prometteuse. Déjà, c’était une nouvelle licence, ce qui reste plus agréable que de jouer à une énième suite. Puis les deux jeux, malgré leurs défauts, restent franchement bons. L’intrigue est intéressante et originale, le gameplay soigné, et un excellent hommage au jeu d’aventure et au Beat Them All. Mais à cause de ces erreurs, et de la faible réception auprès des joueurs, aucun acquéreur n’a osé acheter le bébé à l’heure de la faillite THQ. On a cru un temps que Crytek allait sauter le pas, mais finalement non.

Du coup, des 4 cavaliers de l’apocalypse, nous n’en verrons que deux. Les rumeurs prétendent que l’objectif était de faire jouer le joueur avec les quatre cavaliers. DarkSiders 3 était en discussion, même si rien d’officiel n’était annoncé. On aurait même pu avoir un quatrième opus avec un coopératif à quatre joueurs selon certaines sources.

Dommage, cela reste un beau gâchis de potentiel, c’est évident, surtout si l’on imagine ce qu’aurait pu faire des studios tels que Platinum Games, spécialiste de BTA, avec la licence en mains ! Tant pis, en même temps, avec de telles erreurs et des décisions (une direction?) foireuses, il aurait été dur d’en être autrement …

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