Archives de février, 2013

Salut tout le monde ! ça roule ?

Aujourd’hui sur le site, un test d’un jeu gagné à un concours et terminé il y a déjà quelques temps, mais que je n’avais jamais écrit. Je rattrape donc un peu mon retard avant d’oublier complément l’affaire! Vous l’aurez compris, il s’agit du test de Little Big Planet VITA, récemment arrivé sur la console tactile de Sony. Alors que vaut exactement le soft ? La portable manquant cruellement de jeux, l’arrivée des Sackboys était attendue avec impatience, c’est clair. Et pour une fois, bonne surprise, car l’attente a valu le coup : la mission confiée au studio Tarsier est franchement réussie !

Alors avant de faire le test de manière « pro » (vous habituez pas, ça va pas durer 😉 ), je précise quand même encore une chose : il y a un putain d’online pass de maYrde ! Ne rêvez donc pas d’avoir le jeu en occasion, ou gratuitement (on ne sait jamais que vos potes soient sympas!), va falloir passer à la caisse… Donc, avant de passer aux choses sérieuses, que ça soit dit : Enculés !

Ah, ça fait du bien ! Bon, on peut donc passer au test normal, maintenant.

A l’ouest, rien de nouveau (mais on s’en fiche!)

Alors autant le préciser immédiatement, le nouveau LBP n’est pas surprenant outre mesure. Il s’agit, comme dans tous les autres opus de la franchise, d’effectuer des sauts au bon timing, de réduire les vilaines marionnettes au silence et d’éviter divers trous, piques et autres pièges au travers d’une quarantaine de stages environ, répartis sur 5 mondes. Néanmoins, le plaisir de jouer est toujours bien présent, et c’est avec plaisir que l’on parcoure les différents niveaux déjantés des designers, déjoue les pièges sadiques et se balance au-dessus du vide pour atteindre la plateforme suivante. Bref, on s’amuse comme un petit fou Sackboy, et c’est bien là l’essentiel !

A noter que le joueur exigeant ne sera pas entièrement satisfait, dans la mesure où quelques heures de plus au mode solo n’auraient quand même pas fait de mal. De même qu’une difficulté accrue d’ailleurs, l’ensemble du soft se passant bien trop facilement. Mais ici, on vous avoue faire un peu la fine bouche, tant le jeu reste agréable à parcourir dans son ensemble.

     

Un univers détonnant et varié…

L’action prend place au beau milieu d’un univers de fête foraine, avec ses décors de cirque, marionnettes et autres drapeaux. Mais très vite, les décors vont se succéder pour offrir une grande variété au joueur : place après le cirque à un monde futuriste, à la campagne verdoyante, ou encore à une maison hantée! De même, franchise oblige, une multitude de petits jeux sont au rendez-vous (ceux-ci sont déblocables après avoir joué au mode solo). Il y en a pour tous les goûts puisqu’à côté des habituels niveaux de course-poursuite,  on trouvera un Tetris, un tape-sackboy ou encore un saute-zombies !

Au niveau du gameplay, la prise en main est excellente une fois les premiers mondes passés pour les néophytes. Les habitués, eux, seront en terrain connu puisque quasiment rien ne change : les mondes se jouent toujours sur trois plans de profondeur, avec un bouton saut et un bouton action ainsi que le stick pour diriger les mouvements de notre héros.

Une nouveauté est toutefois à noter : le tactile. Et honnêtement, celui-ci est relativement bien intégré sans être « de trop » et ne casse pas du tout l’action comme on aurait pu le craindre. Vous pourrez donc pousser, tirer ou faire tourner différents éléments du décor grâce au pavé tactile avant et arrière. Au delà de l’aspect gadget, on se retrouve ici avec une option de gameplay en plus, qui sait également se faire discret lorsque nécessaire. Un ajout pas forcément essentiel, c’est vrai, mais en tout cas un « plus » définitivement utile et amusant. Bref, tout ce qu’on lui demandait, bravo !

    

… mais aussi joli !

Graphiquement, le titre en met plein la vue avec une VITA qui met les petits plats dans les grands: effets et jeux de lumière, univers colorés ou au contraire grisâtres, la portable de Sony en a sous le capot, et pour peu que l’on accroche au design si particulier des LBP, c’est un régal pour les yeux!

De même, les différents objets de l’inévitable « tuning » de votre sackboy sont très bien réalisés avec des éléments facilement identifiable et variés. Chapeaux, costumes, robes ou gants de monstre, un énorme choix est disponible, ce qui vous donne vraiment l’impression d’avoir un sackboy unique en son genre.

     

Une communauté déjà présente

Une fois parcouru les différents mondes du mode solo, vous pourrez vous tourner vers le coopératif et le mode multijoueurs. Si parcourir un monde en solo sur LBP est agréable, le parcourir à plusieurs l’est encore plus. Pour le coopératif, il est donc question ici comme dans les précédents volets de se sauver mutuellement la mise en survivant à divers pièges, et d’effectuer des actions en commun. Un régal ! Le multijoueurs, pour sa part, vous entraînera plus simplement vers des compétitions entre joueurs sur les différents mini-jeux du soft.

Évidemment, un mode de création est également présent, et l’écran tactile se révèle ici particulièrement utile. Avec une communauté déjà développée grâce aux deux titres présents sur console de salon ainsi que des trophées liés à la création de stage, inutile de dire que les mondes pullulent déjà, et c’est tant mieux.

En conclusion donc, si le contenu de Little Big Planet Vita n’est pas étonnant, le jeu reste, avec son univers enfantin et ses mécanismes inventifs, une valeur sûre de l’action-plateforme ! Cette édition est donc à conseiller (s’il on est pas allergique au Network Pass) aux amateurs du petit bonhomme en tissus, … ainsi qu’à tous les autres possesseurs d’une Vita !

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Colis

Salut les poilus ! (enfin, les non-poilus, je vous salue aussi hein, ne le prenez pas mal!)

En ce beau jour, je vous partage mon nouveau petit craquage concernant la ps3 et la Vita. Et à ce sujet, j’accuse complètement les potos Arnod et Enzolisa de m’avoir tenté ! 😉

Au menu donc, deux jeux qui me faisaient de l’œil depuis longtemps, et pour lesquels j’attendais une baisse de prix profitable. Maintenant qu’ils sont à moins de 20 € sur Amazon.uk, ça serait dommage de se priver…

Voilà donc les « trésors » :

  • Sleeping Dogs pour la PS3, un GTA-like que tout le monde connait. Je m’empresse donc de platiner DarkSiders 2 pour glisser la galette et me mettre dans l’ambiance kung-fu à Hong Kong. Autant dire que ça va pas trainer, j’espère dès demain tâter du malfrat des Triades !
  • Dynasty Warriors Next, pour le jeu VITA. Pas de raison pour mon achat ici, il fallait compléter la commande (Pourquoi vous me demanderez ? Je répondrai « pourquoi pas ? » 😉 ). Plus sérieusement, j’adore les Beat Them All, et encore plus dans ce style assumé du 1 vs 10.000 (et qu’on gagne, encore bien !), avec une rejouabilité infinie. A si bas prix, ça aurait été stupide de me retenir…

Même si je n’ai pas terminé mes jeux en cours, me voilà donc reparti pour nourrir « mes petites Sony »

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Hello, guys !

Souffrant d’une « nostalgite aiguë », l’envie m’a pris de regarder à nouveau TOUS les épisodes de Macgyver. Ouais, j’suis un fou, moi ! Et maintenant, je souhaite vous en parler, parce que croyez-moi, avec MacGyver, il y a des trucs à dire ! Voici donc mon avis, ma « critique », dans un billet plus What-the-fuck qu’autre chose, mais bon, c’est cadeau. Alors autant préciser. Richard Dean Anderson, moi, chui fan. Et MacGyver tout pareil. Typiquement année 80, cette série a bercée mon enfance, et j’interdis quiconque d’en dire du mal. C’est génial et puis c’est tout. c’est donc parti pour la subjectivité totale :

MacGyver est une série de 8 saisons, dont la dernière est simplement constituée de 2 films. La « vraie » dernière saison est donc la 7, avec un petit mot de remerciement de Richard à la fin du dernier épisode et tout.

Détail amusant quand on regarde une série comme celle-là les épisodes à la suite, c’est qu’on remarque que les scénaristes n’avaient pas vraiment prévu à l’époque le succès que la série a eu. Pleins de trucs sont méchamment incohérents, surtout au début de la série. Par exemple, comme ces 3 ou 4 épisodes où MacGyver fait la rencontre de son copain Pete Thornton. On ne peut s’empêcher de se dire : « Mais what ?! MacGyver le connaît déjà depuis 3 épisodes ! ». Ou le fait que MacGyver, au début, soit un agent secret des USA, puis finalement non, puis oui, puis en fait « employé à la fondation Phoenix » (emploi bidon, check !).

Et encore plus marrant : les acteurs qui reviennent dans plusieurs épisodes, mais en jouant un autre rôle ! Parfois gentil, parfois méchant, selon le besoin … un joyeux bordel parfois donc ! Mais bon, ça fait aussi parti du charme de la série, faut l’avouer.

MacGyver00     MaGyver4

Évidemment, la série a vieillie, surtout quand elle insiste un peu sur les technologies (l’ordinateur démodé ou pire : le téléphone portatif de la jeep, branché sur la batterie… J’en rigole encore). Mais le show reste quand même excellent, avec son principe d’un personnage principal adepte du « système D » et qui se débrouille toujours pour construire un truc de malade avec les moyens du bord, en plus de la ficelle et du morceau de carton qui traine là. On a beau dire, j’ai pas encore rencontré beaucoup de personnage principal avec autant de charisme et d’originalité depuis le temps.

De même, rappelons tout de même que MacGyver est le gars qui a la formation professionnelle la plus complète que je connaisse, puisqu’il est (liste non-exhaustive) : agent secret – skieur émérite – hockeyeur de niveau quasiment national – professeur de physique – éducateur de rue –  mécanicien – démineur – musicien – journaliste – assistant social – ingénieur nucléaire – archéologue – et j’en passe …

En outre, Mac est le mec qui a le réseau d’amis le plus énorme que j’ai jamais vu : il a gardé d’excellents contacts avec ses potes d’enfance, ses amis du sport, ses anciens voisins, ses camarades et profs de l’université, quand il ne s’agit pas simplement de fraterniser avec des collègues qu’on-sait-pas d’où-ils-viennent. Chapeau mec ! Surtout quand moi je vois que j’arrive à peine à garder contact avec des potes qui sont pas dans la même ville que moi, respect.

Remarquez, parfois on se dit qu’il devrait quand même en oublier certains, tant les gars sont spécialistes de se foutre dans la merde pas possible, à charge à MacGyver ensuite de les aider. Et mention spéciale à ce sujet à Jack, le pire pote foireux du monde, qui se retrouve toujours dans un bordel pas possible…

Autant dire que dans les années 80, on en avait rien à foutre de la crédibilité d’un personnage. Mais bon, nous aussi on s’en fout après tout, cette série c’est tellement awesome qu’on pardonne tout.

Puis, avouons-le on ne regarde MacGyver que pour une chose : voir comment Mac va se tirer d’affaire avec le matériel qu’il trouve dans la pièce, en construisant un truc totalement improbable mais génial. C’est simple, MacGyver, c’est le mec qui a formé l’agence tous risque. De fait, ce roi de la récup’ ne jette rien, et est passé maitre dans l’art de trouver une autre utilisation à un objet de prime abord inutile ou même carrément cassé. Et ça, dans la société de consommation actuelle, c’est toujours bon à prendre, ouaip !

A noter toutefois que si jusqu’à la saison 5, c’est que du plaisir, la saison 6 et 7 sont un peu moins bonnes tout de même, ça m’a frappé. L’instauration de la maladie de Pete (et celle de Dana Elcar EN VRAI, en fait), soit un glaucome aux yeux, garantit au comédien de devenir aveugle à plus ou moins brève échéance. Ceci explique sans doute que l’ambiance de tournage a du être un peu plombé par cette triste nouvelle. MacGyver devient donc durant ces 2 dernières saisons un poil trop moralisateur à mon goût, et se bat contre tous les vilains possibles : marchands de sommeil, immobilier véreux, les racistes, les vendeurs de drogue, etc. Bref, ça devient un peu trop manichéen pour vraiment avoir un second degré bien poilant.

Reste qu’excepté ça, tout est toujours aussi bien dans la série. MacGyver utilise toujours son super couteau suisse, son scotch et son cerveau. ça change donc toujours autant des séries actuelles avec le principe du héros bas de plafond.

Alors plus que vous remettre encore une couche de blabla, voilà les 10 bonnes raisons de regarder à nouveau MacGyver et/ou de confirmer que cette série, ben c’est cool !

Raison n°1 : MacGyver est, rappelons-le, un américain. Mais il est contre les armes ! (LOL !)

Raison n°2 : Murdoch ! Best méchant de série TV ever …

Raison n°3 : Les séries des années 80, ça fait pas dans la dentelle : les méchants sont des vilains chinois communistes. Ou des vilains russes communistes . Ou alors des allemands nazis. Choose your camp !

Raison n°4 : La coupe « mulet » de Richard Dean Anderson.

Raison n°5 : MacGyver il est toujours américain. Mais il défend les pauvres et la liberté d’expression ! (re-LOL !)

Raison n°6: Mac, c’est un aimant à gonzesse pas croyable. Partout où il va, il y a de la biââtch. Donc, trainer avec lui et vous êtes sûr de chopper, c’est mathématique.

Raison n°7 : Si vous avez plus de 25-30 ans, ça vous rappellera de bons souvenirs. Et d’ailleurs, si vous avez moins de 25-30 ans, ça vous fera de bons souvenirs (CQFD).

Raison n°8 : MacGyver, il boit pas, il fume pas et il joue pas les gros bras. Mais c’est quand même un put*** de winner !

Raison n°9 : Un mec qui bouche une fuite d’acide avec du chocolat, ça mérite le respect.

Raison n°10 : Tatatatata ta taaa, ta-ta-ta !  Ta-ta-taa, tatata. Ta ! Ta ! Ta ! (Oui, bon ben, c’est le générique quoi, fais pas comme si t’avais pas deviné!).

Avec tout ça, on comprend désormais pourquoi cette série a marqué son époque. Au point de de devenir une expression « faire son MacGyver », à utiliser lorsqu’on essaye de se débrouiller comme on peut, à l’impro (résultat pas forcément garanti).

Enfin, trêve de discussion (enfin d’écriture), en gros, je résume : MacGyver c’est de la balle, tu peux pas test. Donc si tu ne connais pas, t’es vilain. Et si tu connais, regarde un épisode un de ces quatre, tu verras, c’est toujours tout bon !

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PS : Allez, comme je suis sympa, je vais te filer une info pour frimer dans les soirées cocktails avec tes potes : le prénom de MacGyver, c’est ANGUS. Maintenant, tu sais pourquoi il veut qu’on l’appelle par son nom de famille, du coup.

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Hello world !

Venant de terminer la première saison de cette série sympatoche, je ne résiste pas à vous faire part de mon feedback sur American Horror Story.

De quoi s’agit-il ? Voilà le speech : Une famille « banale », les Harmon, déménage suite à quelques problèmes personnels et décide de s’installer dans un manoir. Le père, psychiatre et mari volage, sa femme meurtrie et leur fille Violette, dépressive, commencent donc une nouvelle vie dans cette ancienne demeure qui semble … étrange ! En effet, ils ignorent que tous les précédents occupants de la maison sont morts de manière plus ou moins violente à l’intérieur. Entre la voisine exécrable et les choses bizarres arrivant dans la maison, une drôle d’aventure démarre pour le trio.

Inutile de vous dire que ça va évidemment parler fantômes … mais pas que. D’autres pistes sont suivies par les scénaristes, dont le but reste de nous surprendre, et ça, c’est bien ! Personnellement, je suis très client des films&séries d’horreur. Et la question qu’on se posera tous reste bien sûr : Est-ce qu’à l’heure actuelle, peut-on encore vraiment faire peur et secouer le spectateur, surtout via une série TV avec tout ce qu’on a déjà vu dans ce style ? Et bien, dès le premier épisode, American Horror Story répond à cette question : Oh, oui ! Si la série ne fait pas véritablement « peur » à chaque seconde, elle instaure en tout cas clairement une ambiance malsaine, étrange et de plus en plus perturbante au fil des épisodes. Et honnêtement, c’est ce qu’une bonne série horrifique doit faire, non ?

Le format « série » est de même bien utilisé pour distiller au compte goutte des informations sur la maison ainsi que les précédents occupants à différentes époques, avec chacun leurs histoires troubles. Du bonheur à regarder (enfin, façon de parler, c’est pas trop le genre ici). Le scénario évolue ensuite tout au long de la saison pour devenir de plus en plus clair (au départ, on ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe). La série tient ses promesses, même si elle peut parfois s’avérer répétitive vers la fin, le faible nombre d’épisodes (13) limite ce défaut.

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Niveau acteurs, les comédiens sont un mélange de « têtes connues », « déjà vues » et « inconnues au bataillon », mais jouent tous relativement juste. On retrouvera par exemple avec plaisir Zachary Quinto (Sylar dans Heroes). Certains sont excellents dans leur rôle, comme Jessica Lange dans son rôle d’horrible voisine et Evan Peters en psychotique détraqué. Le couple Harmon mené par Connie Britton et Dylan McDermot est non seulement crédible mais attachant, et enfin, le rôle de l’ado de service est bien joué et absolument pas tête à claque, et rien que pour ça, c’est cool !

Autre preuve que la série est bonne : une saison 2 a été confirmée (et est produite d’ailleurs à l’heure ou j’écris ces lignes). Toutefois, les scénaristes ont indiqué leur volonté de changer, la saison 2 sera une histoire complètement différente et la première saison est donc bien finie à la fin du treizième épisode. Je pense pour ma part qu’il s’agit d’une excellente nouvelle puisque cela garanti au spectateur une fin correcte, et évite de rallonger une série au risque de détériorer sa qualité au fil des saisons (Oui, Lost, je parle de toi).

Au final, il s’agit donc d’une excellente série de très bonne facture, avec de bons acteurs, des rebondissements comme il en faut, une ambiance glaciale et un côté kitsch assumé et fort agréable. Bref, si vous aimez avoir peur et jouer sur le côté malsain, n’hésitez plus et lancez le pilote !

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Salut à tous !

De retour de vacances, j’ai décidé de m’attaquer à un jeu généralement encensé par la critique, car personnellement, j’ai absolument pas aimé ce volet de la série. (Puis bon, faut avouer, j’aime assez aller à contrecourant de l’avis général, c’est un peu le but de cette catégorie du blog 😉 ). Aujourd’hui, je vais donc m’atteler à expliquer pourquoi je trouve que Metal Gear Solid 4, c’est vraiment naze.

Alors il faut savoir que, oui, j’ai déjà joué aux MGS (le 1er que j’ai adoré et finit plusieurs fois, et j’ai « touché » au 2 et 3 mais sans les terminer puisque j’y jouais chez un ami). J’étais donc impatient de jouer au 4, et c’est même un des premiers jeux auquel j’ai joué ma PS3. Et, c’est rien de le dire, j’ai été sacrément déçu. Pour moi, dès le départ, plusieurs mauvais choix pointent leur nez pour ruiner le plaisir de jeu :

Déjà, première erreur, les cinématiques. Alors oui, les vidéos, c’est bien, mais si elles durent des plombes, ça l’est moins. Surtout si en plus que l’histoire se résume finalement assez vite. Du coup, remarque sur la durée de vie : D’une vingtaine d’heure annoncée, on passe à  3 ou 4 heures en temps de jeu réel ! (Il existe même des speedrun de 1h30). Ce soft est déchiré entre les concepts de jeu vidéo et de film interactif. Mais en ne choisissant pas  – contrairement à Heavy Rain par exemple -, il finit par n’être ni l’un ni l’autre. Merde, ça commence mal.

Ensuite, seconde erreur : niveau gameplay, c’est franchement lent et sans aucune surprise, excepté l’idée de la caméo… Autant pour l’originalité et les nouveautés. On a même retiré l’aspect « survie » de MGS 3. C’est pas super bien vu. De même, parlons du dernier combat de la série, « épique » soit disant, mais surtout repompé complètement sur les précédents volets de MGS ! Alors certains vont appeler ça un « hommage », perso moi j’appelle ça « recopier »… Idem pour le retour à la base de Shadow Moses qui, même s’il reste sympa faut avouer, nous fait un peu penser que Kojima n’était pas super inspiré pour ce jeu (de commande, rappelons-le).

Enfin, troisième grosse erreur : Solid Snake vieux. Héro charismatique s’il en est, Snake est réduit à l’état de grabataire crachant ses poumons et se touchant la nouille dans quasiment tout le jeu. Déjà que j’étais pas fan de l’idée d’un vieillissement (Puis aussi, une MOUSTACHE ??? Sérieusement ?!). Mais j’aurai encore pû l’accepter si Kojima n’avait pas ressenti le besoin d’en rajouter des couches à tous les étages : il tousse, il boîte, il crache du sang, il rampe, il fume et gémit, il tombe, il … CA VA, CA VA ! ON A COMPRIS QU’IL EST MAL EN POINT, OK C’EST BON ! J’ai eu plusieurs fois l’impression qu’on me prenait pour un demeuré à qui il faut expliquer plusieurs fois la même chose. Qu’on touche à une icône, soit. Mais là, on y touche pas seulement, on la viole et la rend misérable. Donc ça me plait sacrément moins… Tiens, parlons de Dante sur Devil May Cry

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Bon, s’il n’y avait que ça, on pourrait reproche à Kojima d’avoir voulu faire du fan-service outrancier, et d’expliquer la totalité du pourquoi du comment du quoi. Soit, on aurait pardonné (et les fans continué de hurler au génie, comme d’habitude en fait). Mais quand on y réfléchit, il y a encore des grosses lacunes qui restent détectables et un très clair manque d’inspiration, et là, ça commence à coincer, et on comprend mieux pourquoi l’homme a déclaré avoir été déçu par son travail.

Concernant les lacunes, citons notamment ces personnages introduits « pour le fun » (je ne vois pas comment le dire autrement) et même pas développés au final… (Exemple flagrant : le marchand d’arme, ainsi que quasiment tous les nouveaux boss rencontrés). De même, je pourrais parler de toutes ces idées à la ramasse, comme le running gag scatophile (caca diarrhée, lolilol !) ou le robot kawaï qu’à rien à foutre là.

Mais le pire pour moi, c’est tout le méli-mélo pseudo dramatique introduit pour tous les boss (snif snif). Si cela avait marché dans Metal Gear Solid premier du nom sur Sniper Wolf (cette claque !), c’était justement parce que c’était en contraste avec tous les autres boss rencontrés. De même, une musique tout particulière venait renforcer l’ambiance, et rendait le tout unique et excellent.

Ici, c’est l’inverse, on érige « la fin triste et mélancolique » en modèle, avec solo de violon pour tout le monde. Résultat, ça ne passe pas. D’autant qu’on essaye même de nous vendre de la mélancolie pour Vamp ! Oui, Vamp, le pire badass-vilain-méchant-pas-beau-sale-enfoiré des MGS. Comment le joueur un tant soit peu fan des MGS pourrait-il se sentir triste d’avoir dézingué cet enfoiré ? Honnêtement ? Et ce ne sont pas les boss introduits à la va vite qui vont aider à créer l’ambiance « nostalgique » pour le titre.

Ca fonctionne d’autant moins que le seul moment où Kojima pouvait VRAIMENT nous foutre une fin triste qui aurait arraché une larme à tout fan qui se respecte, il choisit de ne pas le faire ! Et oui, je parle du fameux moment à la fin du jeu où Snake, flingue à la main, est devant la tombe de Big Boss. Tout est finit, … Snake est condamné avec une maladie incurable… Il est seul … Un coup de feu retentit et … … Et bien, en fait, rien ! PUTAIN, MAIS WHAT ?!?!?

A ce moment là, c’est comme si on avait eu une direction entre deux chemins : « Final épique dans ta face » et « Solution à la con », et que Kojima avait choisit la seconde option ! Retour de Big Boss (Ah ah, salut mec, ça farte ? Bien ou bien, ouéch ton cancer en fait, tracasse, c’est rien ! J’ai le même, toussa toussa). Et rajoutons le mariage de Meryl avec pousse-caca, et une réconciliation-miracle pour le couple de Raiden avec en prime un pti’n’enfant kétropcontent de son pôpa !

MAIS PUTAIN, QU’EST CE QUE T’AS FOUTU KOJIMA ????

En fait, plus le jeu évolue, et plus on se dit que Kojima a sacrément merdé et n’avait rien prévu du tout. Oh, mais WAIT !

Au final, celui qui s’en sort le mieux de ce viol collectif dans MGS 4, c’est Raiden. Et vu ce qu’il lui ont fait, c’est tout dire … Pour toutes ces raisons, j’estime que oui, MGS4, c’est naze. C’est peut-être pas plus mal que l’on parte sur du Beat Them All pour les prochains jeux, tiens, histoire de faire table rase du passé !

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