[Test] Stacking : Encore Schafer, encore une réussite !

Publié: 15 mars 2013 dans Jeux vidéos, Tests
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Stacking 1

Salut à tous !

Au menu du blog aujourd’hui, un nouveau test d’un jeu récemment terminé et auquel j’ai particulièrement accroché : Stacking.

I) Sérieux Lanfeust, encore Tim Schafer ?!

Effectivement, je pense qu’on peut désormais officialiser mon amour éternel pour Tim Schafer, ce grand monsieur des jeux vidéos, puisque j’ai déjà testé deux autres de ses jeux sur mon blog (ici et , pour les curieux).

C’est tout simplement, à mon avis, le meilleur créateur / développeur d’univers de jeu. Et ce, avec subtilité (et modestie) en prime. On est donc très – mais très – loin de certains créateurs ‘célèbres’ (à défaut de trouver un autre mot) mais surtout sacrément prétentieux comme Peter Molyneux (Fable) ou David Cage (Heavy Rain) par exemple. Et ceci, sans non plus cracher ou renier leur talent propre, hein ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ces gars sont des excellents créateurs de jeux. Mais force est de reconnaitre qu’on ne joue pas dans la même course si on compare à Môssieur Schafer. Pas vraiment le même caractère de personnage, ni le même niveau de talent …

Donc désolé, mais me voilà reparti sur un soft du bonhomme. Son équipe et lui sont tellement doués, font preuve de tellement d’imagination et de génie … je pourrais en parler des heures et des heures ! (Façon polie de dire que du coup, vous le verrez certainement encore sur mon blog :D).

II) Stacking : un jeu ‘what-the-fuck’

Le studio de Schafer, Double Pine Productions, nous offre ici, pour son second soft « tout téléchargeable », un univers basé sur celui des poupées russes. Bon, quand je dis « le studio de Schafer », je devrai plutôt dire « de son adjoint ». Car il faut reconnaitre le mérite du collaborateur direct de Schafer : Lee Petty, qui a pris en main le jeu sur quasiment tout le développement. Mais au final, c’est chou-vert et vert-chou, tant l’équipe travaille main dans la main.

Les poupées russes, donc. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! Et bien en effet, chaque personne, chaque animal rencontré aura la forme d’une poupée russe. Et de tailles variables suggérant qu’ils peuvent s’emboiter, selon le principe bien connu (phrase tendancieuse, check!). De même, comme souvent dans les jeux de cette équipe, les graphismes ont subi un soin particulier, afin d’être très personnel, avec effets de flou, aspect lustré et brillant (pour faire « apparence boisé » sur les poupées), etc, etc. De l’excellent travail, et bien-sûr, c’est tout le jeu qui s’en ressent.

L’histoire est assez basique, dans la mesure où le petit Charlie Blackmore voit toute sa famille enlevé par un vilain patron véreux : le Baron. Il décide alors d’aller récupérer, un à un, tous les membres de sa petite famille de ramoneurs. S’en suit une succession de niveaux, un peu dans l’idée du dernier Little Big Planet Adventure sur VITA, d’ailleurs.

Le concept reste assez « simple » dans la mesure où il s’agit de prendre les compétences d’autres personnages. En effet, notre petit Charlie correspond à la plus petite des Matriochka (nom classe pour dire poupée russe). Et pour cette raison, est capable d’entrer dans des poupées plus grandes, et acquérir leur pouvoir particulier se faisant. Le petit Charlie, malgré sa petite taille, est un travailleur. Au final, on s’entre donc les uns dans les autres joyeusement. (Note de moi-même : avec ça, faudra pas que je m’étonne si je ramène pas des perv’ sur mon blog ! :D)

Le jeu se présente donc sous la forme d’un puzzle-game, dans lequel on est confronté à des énigmes à résoudre en utilisant les compétences des autres poupées. Mais là où le jeu fait très fort, c’est qu’il existe non pas UNE solution pour résoudre l’énigme, mais souvent 4 ou 5 méthodes différentes. On va donc d’une solution « évidente » à une autre beaucoup plus tordue, mais infiniment plus drôle. Par exemple : pour faire sortir des gens d’une salle, on peut soit prendre la place du garde et virer tout le monde, soit … prendre une poupée « péteuse » et aller péter dans la ventilation de la salle (!!!).

Autant dire que la durée de vie s’en ressent, comme le plaisir de jeu.

De même, le soft est porté par une ambiance de « cinéma muet » des années 20′ , en pleine industrialisation, qui est très séduisante. Les phases de gameplay sont en outre coupées de petites vidéos humoristiques ingame ou non, ce qui empêche la lassitude de s’installer.

Stacking 2

Dès lors, vous l’aurez compris : l’ambiance est constamment très agréable et drôle (comme dans toutes ces productions du studio Double Fine), que cela soit via des séquences vidéos ou via textes.

Pour terminer, je préciserai encore que le soft est porté par une magnifique bande-son plutôt ‘musique classique’ mais qui colle extrêmement bien à l’ambiance. Même moi qui ne suis pas fan de ce type de musique, j’ai accroché.

Par contre, il faut noter un défaut toutefois : le jeu est assez court. Il peut facilement se finir en 3 ou 4 heures max, si l’on fonce en ligne droite. Par contre, si l’on souhaite (essayer de) trouver toutes les solutions aux énigmes, collecter toutes les poupées russes uniques, et réussir toutes les quêtes annexes  – ce qui constitue un des intérêts majeurs du jeu en fait -, il faut bien compter le double d’heures. Et là, ça devient intéressant, surtout que le jeu se situe dans la gamme « à petit prix ».

III) Conclusion

Bref, il s’agit ici d’un jeu inventif, drôle et varié. Qui en plus, je le rappelle, ne coûte pas grand chose (dans les 10 à 15 € sur votre plateforme de téléchargement préférée).

Une petite perle de plus pour Schafer et son studio. Je n’en doutais pas vraiment, mais une fois de plus les petits gars de Double Pine Production confirment qu’on peut faire des jeux vidéos avec du talent et de l’amour (ou humour), faire des choses nouvelles et en plus pour pas cher. Car le but c’est de s’éclater, pas forcément de faire une montagne de pognon. Une leçon a pas mal de gens de leur domaine, quoi !

Une seule chose à dire : Si vous hésitez, foncez !

stacking 03

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commentaires
  1. […] le studio Double Fine Production. En même temps, pas étonnant vu mes articles ici, là ou encore là sur leurs précédents jeux. Que voulez-vous ? Tim Schafer et son équipe sont pour moi, et de loin, […]

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