[Critique] Fringe (saison 5) : Cette fois, c’est la fin … !

Publié: 25 mars 2013 dans Séries TV
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Yop à tout le monde !

Au sommaire de ce jour, une petite critique de la cinquième et dernière saison de Fringe, une série très connue produite par la chaîne américaine FOX.

Venant juste de terminer la série, je ne résiste pas à l’envie de vous en parler, pour éventuellement convaincre (ou dissuader) les résistants qui n’auraient pas encore regardé ne serait-ce qu’un épisode de ce show résolument orienté science-fiction.

I) Une série en dents de scie

La série Fringe est relativement connue. Peut-être même trop d’ailleurs, quand on compare sa rénommée par rapport à d’autres shows tout aussi (voire plus) intéressants.

Et je ne pense pas me tromper en indiquant qu’un des éléments (si ce n’est LE PLUS GROS élément) qui l’aura fait connaître est le fait qu’un des acteurs principaux ne soit autre que Joshua « Pacey dans Dawson » Jackson, dans le rôle de Peter Bishop. En effet, la célébrité de l’acteur, suite à la série pour ados datant de la fin des années 90, n’est plus à faire. Plus d’un fan attendait donc impatiemment de le revoir sur le petit écran, et c’est désormais chose faite !

Le speech de Fringe est relativement simple au départ, même s’il va évoluer énormément au fil des saisons. Il s’agit ici de la création d’une cellule particulière – la cellule Fringe – avec un agent du FBI (Olivia Dunham), un scientifique « un peu beaucoup » timbré (Walter Bishop), le fils de celui-ci (Peter) et une assistante (Astrid). Cette fine équipe sera chargée d’enquêter sur des évènements mystérieux touchant aux sciences occultes (Maladies rares, télékynésie, téléportation, mutations, etc.).

Au niveau du casting, le célèbre Joshua donc évoluera au côté d’Anna Torv interprétant Olivia Dunham, l’héroïne de la série, ainsi que de John Noble, jouant Walter Bishop, le père de Peter, et de Jasika Nicole pour l’assistance de labo Astrid.

Concernant le jeu des comédiens, il est, comme tout ce qui caractérisera la série en fait, fort irrégulier. Si John Noble fera tout au long du show une interprétation brillante (allant de la gamme du « savant fou » au « politicien manipulateur »), Anna Torv par contre restera tout au long de la série particulièrement fade et insipide. De même, Joshua Jackson se contentera du minimum syndical, à savoir montrer sa tronche, mais n’est du reste pas particulièrement crédible dans son rôle. Les seconds rôles, par contre, seront eux plutôt pas mal joués. Mais avouons, à la défense de certains comédiens, que les personnages de la série sont particulièrement mal développés. Définitivement, Fringe n’est pas une série qu’on regardera pour son cast, mais bien pour ses intrigues et son scénario.

Comme je l’ai dit donc, cette série s’oriente donc résolument vers la science-fiction, particulièrement dans la première et seconde saison. Elle est créé (entre autres) par J.J. Abrams, dont la réputation n’est plus à faire (Alias, Lost, etc.). Et honnêtement, cette série est – dans ses points positifs ET négatifs – tout à fait typique des autres créations du bonhomme : inventive, originale, mais aussi lourdingue et trop complexe. En effet, ce scénariste/producteur est assez bluffant dans la mesure où il est capable de créer de superbes séries avec une intrigue particulièrement intéressante, mais semble véritablement incapable de tenir une histoire sur la longueur.

Et c’est le cas de quasiment toutes ses séries ! Par exemple : Alias, série d’espionnage avec la splendide Jennifer Garner, donc le scénario part en sucette avec l’intrigue de Rambaldi. Lost et son île au final existante / non-existante / dans le passé / dans le futur / une espèce de purgatoire avant le paradis (bref : du total n’importe quoi!). Et j’ai assez peur, j’avoue, que sa série actuelle (qui me plait beaucoup) Person of Interest, suive le même chemin, tant son développement scénaristique me semble chaotique.

Bref, un mec doué mais qu’on suit plus, en définitive, pour la balade qu’il nous propose que pour le point d’arrivée.

Et c’est exactement comme ça qu’il faut voir Fringe, je pense : comme un bon divertissement qui, s’il ne veut pas forcément dire grand chose, vous fera passer du bon temps. A vous de voir alors si vous voulez (ou pas) franchir le pas et suivre nos héros dans leurs aventures.

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II) La saison ultime : détails et réflexion

La série revient pour une cinquième saison, et quoi qu’il en soit, la chaîne l’a annoncé : il s’agira de la dernière. Voilà donc nos héros repartis pour 13 épisodes cette fois, et ils ne tentent désormais plus de résoudre les mystères, mais simplement de sauver l’humanité (excusez du peu 😀 ).

Et que dire sinon : que de chemin parcouru en 5 saisons ! On est donc passé d’enquêtes quasi scientifiques sur des évènements mystérieux (saison 1 et 2) à une évolution dans un univers parallèle (saison 3), un présent alternatif avec voyage dans le temps en prime (saison 4) pour finir dans un futur apocalyptique où il faut sauver l’humanité (saison 5). Quand je vous disais que J.J. Abrams était incapable de tenir une histoire et savoir où il allait 😉 .

Reste que cette saison est, selon moi, meilleure que la précédente. Le rythme y est plus soutenu (en même temps, il n’y a que 13 épisodes, soit une 1/2 saison ‘normale’), et les intrigues filent donc assez rapidement (voire parfois un peu trop, mais je préfère ça au fait de trainer 5 épisodes sur quelque chose). De même, sachant que c’est la toute dernière saison, le spectateur a véritablement le sentiment que « tout peut arriver », et c’est donc très agréable, tant on craint systématiquement que cela se passe mal et que le plan foire, tandis que X ou Y trouve la mort (ce qui arrivera forcément à certains moments).

Au niveau de l’histoire, on continue sur l’idée introduite en fin de saison 4, à savoir un futur où l’humanité est en danger, et à charge de nos héros de rééquilibrer l’Histoire. J’ai aimé, même si l’idée de la résolution « finale » m’a ennuyé vu le gros paradoxe qui m’a turlupiné. (En effet, nos héros retournent donc avec un ‘enfant observeur’ dans le futur pour empêcher la création des observeurs, et donc l’invation de la terre. Mouais … mais sauf que si les observeurs ne sont pas créés, cet enfant non plus! Donc paradoxe : c’est impossible …). Enfin, je vous passe les détails, car il faut être clair : la solution finale n’a pas de véritable réponse logique. Puis dès qu’on parle voyage dans le temps, c’est forcément toujours un peu foireux … Bien-sûr, des fans absolus s’en donnent à coeur joie et se chargent d’apporter LA réponse (comme pour la fin moisie de Mass Effect 3, tiens), il suffit de taper quelques mots dans Google pour tomber sur des pages et des pages de théories plus ou moins judicieuses sur le sujet.

Reste que de toute façon, ici, on s’en fout un peu. Ce qui est important c’est qu’il s’agit d’une chouette dernière saison, et SURTOUT, d’un chouette final, digne d’une fin de série. Les scénaristes finissent correctement l’intrigue, on a droit à un beau « au revoir » à tout le monde, et même si tout ne se tient pas forcément, c’était surtout ça le plus important. En ça, Fringe est clairement réussi.

Ce qui fait que, malgré toutes ses imperfections, malgré tous les imbroglio parfois foireux d’histoire, Fringe reste une bonne série que je conseillerai définitivement à d’autres.

Adios Fringe, je ne te regretterai pas (il y a encore énormément de choses à voir dans les shows TV), mais j’ai aimé passé ce temps avec toi !

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commentaires
  1. Horny dit :

    Je partage a peu pres ton avis sur la série sur cet saison et la série en général, mis a part pour la prestation de Joshua Jackson : pour moi il n’est pas seulement moyen, il joue hyper mal du debut a la fin 🙂 Par contre John Noble est a mes yeux, le meilleur acteur que j’ai vu dans une série. Un vrai pur plaisir que de le voir délirer.

    Concernant la série en général, j’ai adoré les 3 premières saisons mais j’ai plus subi les 2 dernières. Heureux que ce soit fini.

  2. Mikymas dit :

    Oh, je ne trouve pas que la série soit si irrégulière que ça, au contraire même ! La série ne m’attirait guère au début (genre une copie de X-Files avec 1 freak par semaine), mais si on regarde bien, dès la saison 1, J.J Abrams pose les bases de ce que seront la saison 3/4/5. Il suffit de prêter attention aux propos (quand il est lucide) du Père Bishop, de chercher l’Observateur qui se cache dans les épisodes de la saison 1. Non pour moi, cette évolution de la série est logique, tout est cohérent (contrairement à LOST….)

  3. Quetemanton dit :

    Je me lève et je conteste, en fait tu n as rien compris a la série… fait appel a bcp de filmes de sf des année 90. Et tu comprendras…

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