[Test] Alan Wake : une excellente surprise !

Publié: 1 avril 2013 dans Jeux vidéos, Tests
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Salut à tous !

Au menu du jour, un petit billet pour vous faire part d’un jeu (version PC) auprès duquel j’étais passé totalement à côté : Alan Wake, un jeu produit par Remedy.

D’abord présenté comme un des killer ap’ et grosse exclu de la XBOX360,  il fut annoncé sur PC également avant d’être reporté à (très) long terme. Alors que les joueurs PC désespéraient, voilà désormais que la version pour ordinateur de salon débarque en 2012, soit près de 7 ans plus tard.

Etait-il trop tard pour convaincre les PC-istes ? Le jeu peut-il encore convaincre ? Et bien pour répondre à cette question, je donnerai simplement un chiffre : 2′.

Et oui, deux. C’est le nombre de jours qu’il aura fallu pour que le portage PC du jeu, sorti sur Steam, devienne rentable ! Autant dire que le succès fut au rendez-vous et que Remedy réfléchira certainement à deux fois avant de reculer autant un portage PC. Et tant mieux pour tous ceux qui disent que sur PC, le piratage empêche toute rentabilité. Comme quoi, suffit de faire un bon jeu en fait !?

Ayant d’autres chats à fouetter alors, j’avoue être passé à côté du soft. Et honnêtement : grosse erreur de ma part !

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I) Le jeu : une ambiance de (très bon) film

Alan Wake emprunte de nombreux codes du cinéma et de l’univers des « séries TV ». Autant dire qu’il partait déjà gagnant pour un fan de l’univers télévisuel tel que moi. MAIS, même pour un amateur pas particulièrement fan de ces genres,  on peut dire que cet effet « filmographique » est très bien réussi. Il sera difficile pour plus d’un de décrocher du jeu une fois une partie lancée.

Par exemple, le jeu se développe par épisodes (5 dans l’intrigue de base, plus 2 en « bonus/épilogue » fourni en DLC sur XBOX et rajouté à la version PC). Chaque épisode se termine par un « To be continued » du plus bel effet, suivi d’un générique accompagné d’une excellente B.O. De même, chaque nouveau épisode sera précédé d’un « Previously on » accompagné d’un résumé vidéo des aventures de notre héros dans le (ou les) précédents épisodes.

Excellente idée puisque, en plus de renforcer l’ambiance de « film », elle permet de clarifier un peu le scénario, extrêmement intéressant et travaillé ici.

Au niveau du scénario justement, qu’en est-il ? Et bien Alan Wake est un écrivain à succès qui souffre du syndrome de « la page blanche ». Bien décidé à se remettre à l’ouvrage, il part en vacances avec sa femme, Alice, au sein d’un petit village dans la montagne : Bright Falls. Mais à peine débarqué, Alice disparait, et d’étranges phénomènes apparaissent à la tombée de la nuit. Qu’est-ce donc ? Comment retrouver Alice et quitter cet Enfer ? Autant de questions laissées à Alan Wake et au joueur ?

Autant être clair : c’est très scénarisé, et c’est tant mieux ! Même si on ne comprend pas bien ce qu’il se passe exactement (Est-ce un rêve ? Une malédiction ?), l’intérêt du joueur est sans cesse rehaussé par différents éléments ou pistes de (parfois fausses) solutions disséminés ça et là.

De même, le soft mise principalement sur son ambiance glauque et horrifique, totalement dans l’univers d’un Stephen King, par exemple, ou d’un Shining et du Twin Peaks de David Lynch. Plusieurs « clins d’oeil » sont d’ailleurs régulièrement fait à King, maître du genre, tout comme à d’autres grands écrivains et/ou metteurs en scène (Qui n’a pas pensé à Hitchcock par exemple, dans son film ‘Les Oiseaux’ ?).

il y a donc un accent particulier qui est mis sur le travail d’écriture et sur l’histoire : chaque personnage dispose d’un caractère fouillé, d’une personnalité propre. La petite ville est fortement détaillée et les paysages montagneux sont véritablement somptueux.

Enfin, avant de parler des mécaniques du jeu proprement dites, encore un mot sur les jeux d’ombres / de lumière qui sont tout bonnement LES MEILLEURS de ce qui m’a donné été de voir dans un jeu vidéo à l’heure actuelle. Les effets sont travaillés mais réalistes. Tout est crédible, bien rendu, et la lumière tantôt aveuglante et tantôt faible est véritablement un élément marquant de jeu. On pourrait se dire que, puisque le jeu est centré au niveau gameplay sur ce point, ‘heureusement’. Mais croyez-moi, c’est tellement beau que ça en devient véritablement un atout et non plus une fioriture sympa.

D’ailleurs, vous allez très vite vous habituer à « guetter » le moindre halo lumineux, bien souvent synonyme de sécurité et de repos pour notre Alan Wake décidément torturé !

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II) Le développement du jeu : Une bonne intrigue, de l’action/aventure et de l’horreur!

Au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu, difficile de ne pas noter que les choses se dégradent : Bright Falls est de plus en plus hantée par ces étranges ténèbres qui envahissent la ville, notre héros de plus en plus traqué par ces « choses » tout comme par certains humains qui le croient dérangé. Difficile donc pour lui de ne pas sombrer doucement dans la folie. A moins qu’il ne soit véritablement fou depuis le début ?

Les phases de combats sont en deux temps : un premier qui consiste à éclairer les ennemis, par le décor ou par votre propre lampe-torche, afin de briser leur « protection ténébreuse ». Une fois cela fait, vous pourrez alors leur procurer des dégâts en leur tirant dessus, ces « choses » n’étant plus protégées.

Plusieurs armes seront à votre disposition, assez peu variées (cinq de mémoire) mais plutôt efficace, qu’il s’agisse d’un revolver ou d’un fusil à pompe par exemple. De même, l’arsenal est complété par des objets « éclairants », que l’on parle ici d’une version améliorée de votre lampe-torche, ou de fusées éclairantes notamment.

Au rayon graphisme, c’est comme je le disais précédemment, c’est très très joli. Et cela aura un impact sur votre façon de jouer puisqu’entouré de magnifiques décors, difficile de ne pas s’arrêter un peu pour regarder le travail des designers (à condition d’être durant la journée, ou en tout cas en sécurité, évidemment 😉 ).

Bref, les combats tout comme l’exploration procurent d’excellentes sensations. A noter toutefois que le soft ne va pas trop loin dans le ‘flippant’ (comme le ferait plus des jeux style Silent Hill par exemple). Ici, on reste surtout dans un jeu d’action.

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III) Conclusion : c’est un jeu géant !

En conclusion, ce jeu est donc une très bonne réussite, que je conseillerai à tous.

Les 5 épisodes de l’intrigue de base (et avec deux épilogues de plus pour la version PC) se terminent en quelques heures chacun, entre 2 et 4h selon l’épisode et votre envie d’arriver à la suite. Ce qui fait quand même une durée de vie de pas loin de 15h (ou 20h avec les DLC). C’est donc très correct, d’autant que l’intérêt du joueur ne retombera quasiment jamais durant la partie.

Même si la replay value est relativement peu intéressante à mon sens (c’est comme relire un bon bouquin dont on connait déjà la fin), vous en aurez donc très clairement pour votre argent.

Définitivement, l’intrigue est le moteur du jeu. Le soft doit d’ailleurs parfois presque se voir comme un film interactif, avec un scénario construit qui se développe au fur et à mesure de l’avancée du joueur, et avec des vidéos (ingame ou non) à l’appui. Mais là ou d’autres contes interactifs seraient peut-être moins convaincants (Heavy Rain, pour moi par exemple), dans Alan Wake, c’est très (mais vraiment très !) bien réussi.

Bref, une excellente histoire, au niveau gameplay / graphismes / musiques / etc. : un succès. Que dire de ce jeu ? Sincèrement, pour utiliser une phrase ‘bateau’ mais qui résume totalement mon impression une fois le jeu terminé, je vous dirai : Alan Wake, l’essayer c’est l’adopter !

En tout cas, moi, j’attends la suite, c’est sûr.

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commentaires
  1. Arnod dit :

    J’ai adoré ce jeu, j’y ai joué sur 360 et franchement génial 🙂

  2. Lanfeust dit :

    Totalement d’accord, c’est superbe ! Puis pour un amoureux de la lecture « à la Stephen King » tel que moi, l’histoire c’est du caviar !

    Mon prochain jeu ‘surprise’ (parce que j’en ai rien lu pour pas me spoiler) sera probablement pour un certain Bioshock dont je lis des articles qui me font baver d’envie, si tu vois ce que je veux dire 😉

  3. Horny dit :

    Pareil, j’ai adoré ce jeu. L’ambiance est hyper prenante, c’est remarquablement bien écrit et plutôt bien réalisé. Il fait partie des indispensables sur Xbox360.

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