Articles Tagués ‘Hélène Joy’

bscap0006

Bonjour à tous !

Aujourd’hui sur le blog, une critique sur la saison 2 de Les enquêtes de Murdoch, une série policière canadienne pas forcément très connue mais sincèrement très agréable à suivre !

L’histoire se passe donc dans la ville de Toronto (Canada), à la fin du 19ème siècle. Un détective, William Murdoch (interprété par Yannick Bisson), résout des enquêtes policières au moyen parfois de méthodes d’avant-garde pour l’époque (empreinte, test sanguins, analyses diverses) mais surtout grâce à son flair et une perspicacité étonnante. Il est aidé dans ses enquêtes par la sexy médecin légiste, le Dr Julia Ogden et son acolyte de toujours, le gaffeur agent Crabtree.

I. La série

Autant le dire clairement, ne cherchez plus : oui, il s’agit bien d’une sorte de clone de Sherlock Holmes. C’est d’ailleurs totalement assumé. Mais comme je l’ai déjà dit dans d’autres billets : Pourquoi pas ? Personnellement, je n’ai aucun problème à ce qu’on copie une bonne idée, tant qu’on le fait avec talent et que le plaisir est au rendez-vous. Et si en plus on y rajoute des idées nouvelles, alors pourquoi se plaindre …

Dans cette série, les scénarios restent sympathiques et prenants. Puis surtout les personnages, s’ils ne sont pas très originaux, sont très attachants, ce qui en fait le principal attrait de la série. Entre le héros-détective malin comme un singe (voire clairement geek pour son époque!), le chef irascible au bon cœur (très bien interprété par Thomas Craig), la médecin-légiste au caractère bien trempé (Hélène Joy) et le fidèle adjoint un peu ballot mais sacrément marrant (Jonny Harris), on a une belle brochette de personnages et il est très agréable de suivre leurs péripéties et leurs enquêtes pas toujours si simple qu’il n’y parait.

De même, vous vous doutez bien que dans ces années 1880-1890, il reste des superstitions ainsi que des réelles habitudes totalement dépassées maintenant. Et les scénaristes ne se privent pas d’en jouer avec plaisir. On parle donc entre autres de Loup-Garou, de sorcière ou plus amusant, de la Ligue de Tempérance (une ancienne compagnie principalement composée de femmes qui militait pour l’interdiction de l’alcool à l’époque) et de la splendide nouvelle invention « hyper technologique » : le télégraphe. Bref, une chouette excuse que cette période pour nous montrer (ou faire découvrir) pleins de choses au fil des épisodes enquêtes policières.

Enfin, autre point sympa : ces personnages fictifs rencontrent de temps à autre des personnages « réels » qui interviennent dans l’histoire, qu’il s’agisse de Jack L’Éventreur, de Arthur Conan Doyle (L’écrivain de Sherlock Holmes) ou de Nikola Tesla (un des découvreurs de l’électricité), on en voit passer du beau monde. Et moi, ben j’aime ça !

bscap0009

II. La saison 2

Concernant plus particulièrement cette saison 2, et même si je n’aime pas trop l’expression, il s’agit très nettement d’une « saison d’évolution ». Les personnages et le décor ont été plantés par la saison précédente et les 3 films hors-série, et on passe donc dès le premier épisode aux choses sérieuses. Tant mieux. De même, des changements commencent à se faire dans les relations entre les différents protagonistes, ce qui en soit est une idée maligne des scénaristes : cela permet de garder l’intérêt du spectateur intact et d’éviter de reproduire à l’infini le même épisode policier (Qui a dit Les Experts – Las Vegas ? Ah, mince, moi !)

Au rayon changement (et sans vous spoiler, c’est pas le but), disons qu’on voit un degré de confiance (relatif) s’installer entre l’inspecteur et Murdoch qui bien qu’excentrique, est quand même un sacré bon enquêteur. De même, du côté du couple « on-s’aime-tout-le-monde-le-sait-sauf-nous » de Julia et Murdoch, ça commence à bouger. Et même l’agent Crabtree sort (mais jamais longtemps) de son rôle de comique le temps d’un épisode pour nous faire une enquête quasiment seul, et franchement il s’en sort pas mal. Puis son rôle de copie parodique du Détective Murdoch est extrêmement drôle !

Bref, vous l’aurez compris, cette saison file à une vitesse incroyable, et les 13 épisodes de la saison se mangent en quelques jours pour peu qu’on accroche bien (et qu’on aie le temps). Le seul défaut que je rélèverai à cette saison, comme à la première, c’est un défaut inhérent à quasiment toutes les séries d’enquêtes policières : l’absence d’un fil rouge. Pour moi, même si ça n’est pas nécessaire, un trait commun permet de relier les intrigues et mettre de l’unicité dans une suite d’épisodes. De même, cela permet d’ajouter une complexité certaine aux enquêtes, et d’augmenter le suspens. Mais bon, les goûts et les couleurs… Puis honnêtement, je fais la fine bouche, car la série est déjà franchement réussie sans ça.

D’ailleurs, la preuve que c’est bien : ça continue toujours. La sixième saison est en cours de production en 2013 au Canada, c’est dire. Du coup, si vous avez l’occasion, ne passez pas à côté 😉

bscap0015     bscap0018

Publicités