Articles Tagués ‘Mauvaise foi’

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Salut à tous !

Aujourd’hui, un nouvel article « mauvaise foi » sur le blog, ou je vais pouvoir déverser ma bile et balancer des méchancetés gratuitement.  Mais pas que. Je vais aussi pouvoir être subjectif à mort et avoir des arguments foireux. Bref, un article juste pour dire du mal, ça n’a pas de prix et j’adore ! 😀

Pour cet article, je m’attaque à une série TV que je regarde, mais je me demande encore pourquoi ?! En effet, cette série est sincèrement moyenne (voire mauvaise par moment).

Et moi, comme un boulet, je viens de terminer la saison 3. Oui, oui, la troisième saison. Et encore une fois, c’est rebondissement foireux à tous les étages, avec en prime comédiens moyens mais surtout une « actrice » tête à claque. (Non, mais vraiment ! Je payerai pour pouvoir lui en mettre une!). J’ai nommé … (bruits de tambour dans vos têtes) … Haven !

(suite…)

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Hello, guys !

Souffrant d’une « nostalgite aiguë », l’envie m’a pris de regarder à nouveau TOUS les épisodes de Macgyver. Ouais, j’suis un fou, moi ! Et maintenant, je souhaite vous en parler, parce que croyez-moi, avec MacGyver, il y a des trucs à dire ! Voici donc mon avis, ma « critique », dans un billet plus What-the-fuck qu’autre chose, mais bon, c’est cadeau. Alors autant préciser. Richard Dean Anderson, moi, chui fan. Et MacGyver tout pareil. Typiquement année 80, cette série a bercée mon enfance, et j’interdis quiconque d’en dire du mal. C’est génial et puis c’est tout. c’est donc parti pour la subjectivité totale :

MacGyver est une série de 8 saisons, dont la dernière est simplement constituée de 2 films. La « vraie » dernière saison est donc la 7, avec un petit mot de remerciement de Richard à la fin du dernier épisode et tout.

Détail amusant quand on regarde une série comme celle-là les épisodes à la suite, c’est qu’on remarque que les scénaristes n’avaient pas vraiment prévu à l’époque le succès que la série a eu. Pleins de trucs sont méchamment incohérents, surtout au début de la série. Par exemple, comme ces 3 ou 4 épisodes où MacGyver fait la rencontre de son copain Pete Thornton. On ne peut s’empêcher de se dire : « Mais what ?! MacGyver le connaît déjà depuis 3 épisodes ! ». Ou le fait que MacGyver, au début, soit un agent secret des USA, puis finalement non, puis oui, puis en fait « employé à la fondation Phoenix » (emploi bidon, check !).

Et encore plus marrant : les acteurs qui reviennent dans plusieurs épisodes, mais en jouant un autre rôle ! Parfois gentil, parfois méchant, selon le besoin … un joyeux bordel parfois donc ! Mais bon, ça fait aussi parti du charme de la série, faut l’avouer.

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Évidemment, la série a vieillie, surtout quand elle insiste un peu sur les technologies (l’ordinateur démodé ou pire : le téléphone portatif de la jeep, branché sur la batterie… J’en rigole encore). Mais le show reste quand même excellent, avec son principe d’un personnage principal adepte du « système D » et qui se débrouille toujours pour construire un truc de malade avec les moyens du bord, en plus de la ficelle et du morceau de carton qui traine là. On a beau dire, j’ai pas encore rencontré beaucoup de personnage principal avec autant de charisme et d’originalité depuis le temps.

De même, rappelons tout de même que MacGyver est le gars qui a la formation professionnelle la plus complète que je connaisse, puisqu’il est (liste non-exhaustive) : agent secret – skieur émérite – hockeyeur de niveau quasiment national – professeur de physique – éducateur de rue –  mécanicien – démineur – musicien – journaliste – assistant social – ingénieur nucléaire – archéologue – et j’en passe …

En outre, Mac est le mec qui a le réseau d’amis le plus énorme que j’ai jamais vu : il a gardé d’excellents contacts avec ses potes d’enfance, ses amis du sport, ses anciens voisins, ses camarades et profs de l’université, quand il ne s’agit pas simplement de fraterniser avec des collègues qu’on-sait-pas d’où-ils-viennent. Chapeau mec ! Surtout quand moi je vois que j’arrive à peine à garder contact avec des potes qui sont pas dans la même ville que moi, respect.

Remarquez, parfois on se dit qu’il devrait quand même en oublier certains, tant les gars sont spécialistes de se foutre dans la merde pas possible, à charge à MacGyver ensuite de les aider. Et mention spéciale à ce sujet à Jack, le pire pote foireux du monde, qui se retrouve toujours dans un bordel pas possible…

Autant dire que dans les années 80, on en avait rien à foutre de la crédibilité d’un personnage. Mais bon, nous aussi on s’en fout après tout, cette série c’est tellement awesome qu’on pardonne tout.

Puis, avouons-le on ne regarde MacGyver que pour une chose : voir comment Mac va se tirer d’affaire avec le matériel qu’il trouve dans la pièce, en construisant un truc totalement improbable mais génial. C’est simple, MacGyver, c’est le mec qui a formé l’agence tous risque. De fait, ce roi de la récup’ ne jette rien, et est passé maitre dans l’art de trouver une autre utilisation à un objet de prime abord inutile ou même carrément cassé. Et ça, dans la société de consommation actuelle, c’est toujours bon à prendre, ouaip !

A noter toutefois que si jusqu’à la saison 5, c’est que du plaisir, la saison 6 et 7 sont un peu moins bonnes tout de même, ça m’a frappé. L’instauration de la maladie de Pete (et celle de Dana Elcar EN VRAI, en fait), soit un glaucome aux yeux, garantit au comédien de devenir aveugle à plus ou moins brève échéance. Ceci explique sans doute que l’ambiance de tournage a du être un peu plombé par cette triste nouvelle. MacGyver devient donc durant ces 2 dernières saisons un poil trop moralisateur à mon goût, et se bat contre tous les vilains possibles : marchands de sommeil, immobilier véreux, les racistes, les vendeurs de drogue, etc. Bref, ça devient un peu trop manichéen pour vraiment avoir un second degré bien poilant.

Reste qu’excepté ça, tout est toujours aussi bien dans la série. MacGyver utilise toujours son super couteau suisse, son scotch et son cerveau. ça change donc toujours autant des séries actuelles avec le principe du héros bas de plafond.

Alors plus que vous remettre encore une couche de blabla, voilà les 10 bonnes raisons de regarder à nouveau MacGyver et/ou de confirmer que cette série, ben c’est cool !

Raison n°1 : MacGyver est, rappelons-le, un américain. Mais il est contre les armes ! (LOL !)

Raison n°2 : Murdoch ! Best méchant de série TV ever …

Raison n°3 : Les séries des années 80, ça fait pas dans la dentelle : les méchants sont des vilains chinois communistes. Ou des vilains russes communistes . Ou alors des allemands nazis. Choose your camp !

Raison n°4 : La coupe « mulet » de Richard Dean Anderson.

Raison n°5 : MacGyver il est toujours américain. Mais il défend les pauvres et la liberté d’expression ! (re-LOL !)

Raison n°6: Mac, c’est un aimant à gonzesse pas croyable. Partout où il va, il y a de la biââtch. Donc, trainer avec lui et vous êtes sûr de chopper, c’est mathématique.

Raison n°7 : Si vous avez plus de 25-30 ans, ça vous rappellera de bons souvenirs. Et d’ailleurs, si vous avez moins de 25-30 ans, ça vous fera de bons souvenirs (CQFD).

Raison n°8 : MacGyver, il boit pas, il fume pas et il joue pas les gros bras. Mais c’est quand même un put*** de winner !

Raison n°9 : Un mec qui bouche une fuite d’acide avec du chocolat, ça mérite le respect.

Raison n°10 : Tatatatata ta taaa, ta-ta-ta !  Ta-ta-taa, tatata. Ta ! Ta ! Ta ! (Oui, bon ben, c’est le générique quoi, fais pas comme si t’avais pas deviné!).

Avec tout ça, on comprend désormais pourquoi cette série a marqué son époque. Au point de de devenir une expression « faire son MacGyver », à utiliser lorsqu’on essaye de se débrouiller comme on peut, à l’impro (résultat pas forcément garanti).

Enfin, trêve de discussion (enfin d’écriture), en gros, je résume : MacGyver c’est de la balle, tu peux pas test. Donc si tu ne connais pas, t’es vilain. Et si tu connais, regarde un épisode un de ces quatre, tu verras, c’est toujours tout bon !

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PS : Allez, comme je suis sympa, je vais te filer une info pour frimer dans les soirées cocktails avec tes potes : le prénom de MacGyver, c’est ANGUS. Maintenant, tu sais pourquoi il veut qu’on l’appelle par son nom de famille, du coup.

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Salut à tous !

De retour de vacances, j’ai décidé de m’attaquer à un jeu généralement encensé par la critique, car personnellement, j’ai absolument pas aimé ce volet de la série. (Puis bon, faut avouer, j’aime assez aller à contrecourant de l’avis général, c’est un peu le but de cette catégorie du blog 😉 ). Aujourd’hui, je vais donc m’atteler à expliquer pourquoi je trouve que Metal Gear Solid 4, c’est vraiment naze.

Alors il faut savoir que, oui, j’ai déjà joué aux MGS (le 1er que j’ai adoré et finit plusieurs fois, et j’ai « touché » au 2 et 3 mais sans les terminer puisque j’y jouais chez un ami). J’étais donc impatient de jouer au 4, et c’est même un des premiers jeux auquel j’ai joué ma PS3. Et, c’est rien de le dire, j’ai été sacrément déçu. Pour moi, dès le départ, plusieurs mauvais choix pointent leur nez pour ruiner le plaisir de jeu :

Déjà, première erreur, les cinématiques. Alors oui, les vidéos, c’est bien, mais si elles durent des plombes, ça l’est moins. Surtout si en plus que l’histoire se résume finalement assez vite. Du coup, remarque sur la durée de vie : D’une vingtaine d’heure annoncée, on passe à  3 ou 4 heures en temps de jeu réel ! (Il existe même des speedrun de 1h30). Ce soft est déchiré entre les concepts de jeu vidéo et de film interactif. Mais en ne choisissant pas  – contrairement à Heavy Rain par exemple -, il finit par n’être ni l’un ni l’autre. Merde, ça commence mal.

Ensuite, seconde erreur : niveau gameplay, c’est franchement lent et sans aucune surprise, excepté l’idée de la caméo… Autant pour l’originalité et les nouveautés. On a même retiré l’aspect « survie » de MGS 3. C’est pas super bien vu. De même, parlons du dernier combat de la série, « épique » soit disant, mais surtout repompé complètement sur les précédents volets de MGS ! Alors certains vont appeler ça un « hommage », perso moi j’appelle ça « recopier »… Idem pour le retour à la base de Shadow Moses qui, même s’il reste sympa faut avouer, nous fait un peu penser que Kojima n’était pas super inspiré pour ce jeu (de commande, rappelons-le).

Enfin, troisième grosse erreur : Solid Snake vieux. Héro charismatique s’il en est, Snake est réduit à l’état de grabataire crachant ses poumons et se touchant la nouille dans quasiment tout le jeu. Déjà que j’étais pas fan de l’idée d’un vieillissement (Puis aussi, une MOUSTACHE ??? Sérieusement ?!). Mais j’aurai encore pû l’accepter si Kojima n’avait pas ressenti le besoin d’en rajouter des couches à tous les étages : il tousse, il boîte, il crache du sang, il rampe, il fume et gémit, il tombe, il … CA VA, CA VA ! ON A COMPRIS QU’IL EST MAL EN POINT, OK C’EST BON ! J’ai eu plusieurs fois l’impression qu’on me prenait pour un demeuré à qui il faut expliquer plusieurs fois la même chose. Qu’on touche à une icône, soit. Mais là, on y touche pas seulement, on la viole et la rend misérable. Donc ça me plait sacrément moins… Tiens, parlons de Dante sur Devil May Cry

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Bon, s’il n’y avait que ça, on pourrait reproche à Kojima d’avoir voulu faire du fan-service outrancier, et d’expliquer la totalité du pourquoi du comment du quoi. Soit, on aurait pardonné (et les fans continué de hurler au génie, comme d’habitude en fait). Mais quand on y réfléchit, il y a encore des grosses lacunes qui restent détectables et un très clair manque d’inspiration, et là, ça commence à coincer, et on comprend mieux pourquoi l’homme a déclaré avoir été déçu par son travail.

Concernant les lacunes, citons notamment ces personnages introduits « pour le fun » (je ne vois pas comment le dire autrement) et même pas développés au final… (Exemple flagrant : le marchand d’arme, ainsi que quasiment tous les nouveaux boss rencontrés). De même, je pourrais parler de toutes ces idées à la ramasse, comme le running gag scatophile (caca diarrhée, lolilol !) ou le robot kawaï qu’à rien à foutre là.

Mais le pire pour moi, c’est tout le méli-mélo pseudo dramatique introduit pour tous les boss (snif snif). Si cela avait marché dans Metal Gear Solid premier du nom sur Sniper Wolf (cette claque !), c’était justement parce que c’était en contraste avec tous les autres boss rencontrés. De même, une musique tout particulière venait renforcer l’ambiance, et rendait le tout unique et excellent.

Ici, c’est l’inverse, on érige « la fin triste et mélancolique » en modèle, avec solo de violon pour tout le monde. Résultat, ça ne passe pas. D’autant qu’on essaye même de nous vendre de la mélancolie pour Vamp ! Oui, Vamp, le pire badass-vilain-méchant-pas-beau-sale-enfoiré des MGS. Comment le joueur un tant soit peu fan des MGS pourrait-il se sentir triste d’avoir dézingué cet enfoiré ? Honnêtement ? Et ce ne sont pas les boss introduits à la va vite qui vont aider à créer l’ambiance « nostalgique » pour le titre.

Ca fonctionne d’autant moins que le seul moment où Kojima pouvait VRAIMENT nous foutre une fin triste qui aurait arraché une larme à tout fan qui se respecte, il choisit de ne pas le faire ! Et oui, je parle du fameux moment à la fin du jeu où Snake, flingue à la main, est devant la tombe de Big Boss. Tout est finit, … Snake est condamné avec une maladie incurable… Il est seul … Un coup de feu retentit et … … Et bien, en fait, rien ! PUTAIN, MAIS WHAT ?!?!?

A ce moment là, c’est comme si on avait eu une direction entre deux chemins : « Final épique dans ta face » et « Solution à la con », et que Kojima avait choisit la seconde option ! Retour de Big Boss (Ah ah, salut mec, ça farte ? Bien ou bien, ouéch ton cancer en fait, tracasse, c’est rien ! J’ai le même, toussa toussa). Et rajoutons le mariage de Meryl avec pousse-caca, et une réconciliation-miracle pour le couple de Raiden avec en prime un pti’n’enfant kétropcontent de son pôpa !

MAIS PUTAIN, QU’EST CE QUE T’AS FOUTU KOJIMA ????

En fait, plus le jeu évolue, et plus on se dit que Kojima a sacrément merdé et n’avait rien prévu du tout. Oh, mais WAIT !

Au final, celui qui s’en sort le mieux de ce viol collectif dans MGS 4, c’est Raiden. Et vu ce qu’il lui ont fait, c’est tout dire … Pour toutes ces raisons, j’estime que oui, MGS4, c’est naze. C’est peut-être pas plus mal que l’on parte sur du Beat Them All pour les prochains jeux, tiens, histoire de faire table rase du passé !

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Costume quest

Bonjour à tous !

Alors ce matin, petit test d’un jeu terminé récemment : Costume Quest. Il s’agit d’un jeu développé par le studio Double Fine. Si le nom ne vous dit peut-être rien, sachez qu’il fut créé par Tim Schafer, un des géniaux créateur auparavant chez LucasArts (excusez du peu!). Pour info, c’est déjà lui qui est derrière les Grim Fandango, Psychonauts et autres Monkey Island. C’est dire si c’est un gars doué pour faire des jeux…

Je pense même à acheter systématiquement ses créations, dans la mesure où ils me plaisent à chaque fois ! Dans chacun de ces jeux, il y a toujours un soupçon d’imagination, beaucoup de créativité et pas mal d’humour. Rajoutez un côté absurde et décalé également, et vous m’avez séduit… Depuis Day of The Tentacle, Tim en a fait du chemin, mais finalement il ne s’éloigne jamais trop de son style d’origine (et il aurait bien tort de le faire !).

Pour en revenir au jeu, en quoi consiste Costume Quest ? Et bien il s’agit d’une espèce de RPG au tour par tour (et oui, MOI, jouer à ce genre de jeu, on aura tout vu!) se déroulant à la période d’Halloween dans un quartier de banlieue américaine typique. Un frère et une sœur font le tour du quartier déguisés afin de récupérer des sucreries, lorsque soudain l’un des deux se fait enlever par des monstres venus voler tous les bonbons de la ville. A charge à l’enfant rescapé (que vous choisirez) de monter une petite équipe, trouver des nouveaux déguisements (= de nouveaux pouvoirs) et d’aller botter l’arrière-train de ces viles créatures.

Comme je l’ai indiqué, les combats se déroulent donc au tour par tour, l’idée étant que le costume porté par nos héros devienne ‘vivant’, qu’il s’agisse d’un robot, une citrouille ou autre. Le gameplay reste toutefois très basique : un bouton pour attaquer, et une attaque spéciale qui se déverrouille tous les 3 tours. Et c’est tout ! Tout au plus est ajouté un concept de ‘timing’ (qui consiste à appuyer sur une touche aléatoire au bon moment) pour augmenter les dégâts. Bien-sûr, il existe encore divers bonus d’attaque et le leveling, mais cela reste assez accessoire.

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Graphiquement, on est dans une palette de couleurs vives assez agréables, avec des formes assez rondes, très « cartoonesque ». Dans un certain sens, ce jeu fait beaucoup penser à DeathSpank, de par le côté amusant, facile d’accès et par l’humour omniprésent.

Le jeu, clairement orienté pour les plus jeunes, constitue une excellente entrée en matière dans le genre des T-RPG. Comme dit plus haut, le talent de Schafer permet de passer un agréable moment et de se prendre au jeu. en effet, malgré sa facilité, il reste très accrocheur : Une fois commencé, on ne lâche pas facilement la manette, et ça, c’est toujours très bon signe !

Alors évidemment », il s’agit d’un soft « enfantin » et relativement court. Il ne conviendra donc pas aux joueurs « hardcores » amateur de challenge. Mais il permettra à un gameur un peu curieux de se « caler une dent creuse », particulièrement si celui-ci a gardé une âme d’enfant.

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Salut à tous !

Un nouvel article pour vous faire part de ma grande déception sur Hitman : Absolution. Il s’agit ni plus ni moins d’un meurtre : celui du plus grand assassin de tous les temps.

Alors que ça soit clair, je suis un grand fan de 47, j’ai joué à tous les opus précédents, terminés un paquet de fois. La licence d’Hitman est (était?) une de mes favorites, et de loin, de par le côté « décalé » du jeu et la grande liberté d’action offerte par IO Interactive sur le développement des missions. Mais dans ce nouveau Hitman, 47 est presque devenu un tueur « lambda ». C’est bien simple, j’ai passé une grosse partie du jeu à insulter l’écran de déception m’exclamer : « Mais purée, c’est pas du Hitman, ça ! ».

Toutefois, autant être clair avant de balancer ma haine sur ce nouveau jeu (j’en vois d’ici s’exciter sur leur siège), je précise : Absolution peut être vu comme un bon jeu, un fort bon même. Mais surtout, Absolution, c’est un très mauvais Hitman ! Je ne le conseille donc certainement pas aux amateurs des précédents volets, et encore moins s’ils ont adoré Blood Money.

Alors oui, c’est vrai, l’ambiance est chouette, les explosions sont cools, les scripts bien foutus. Et, très clairement, les graphismes sont splendides: le nouveau moteur fait un travail incroyable. Puis 47 a toujours la classe, c’est certain. MAIS : j’en ai rien à foutre moi, de ça! Moi, je veux surtout jouer à Hitman, je veux être un assassin silencieux qui se fond dans la masse (ou pas, si je la joue bourrin). Un tueur qui, déguisé en fleuriste, arrive à faire passer un fusil de sniper dans un bouquet et va abattre sa cible situé au dernier étage du building d’en face !

Dans Absolution, les niveaux sont minuscules car divisés systématiquement en plusieurs parties. Et cela se résume souvent à aller d’un point A à un point B, via une infiltration « à la Splinter Cell du pauvre » (Tu me vois pas -> je passe). J’ai donc fait une petite liste détaillée de Pourquoi Square Enix a tué Hitman. Attention lecteur, prépare toi : plusieurs grosses idées de merde.

I – La modification du déguisement : ou comment se foirer au départ d’une bonne idée

Alors oui, on part d’une bonne idée : les gens de la même catégorie (=portant la même tenue) se connaissent probablement et peuvent donc vous reconnaitre plus facilement (Par exemple : des flics d’un même commissariat). Jusque là pas de problème, je suis même pour. MAIS il y a des sacrés gros problèmes d’application, les gars !

Déjà, l’IA est complètement cheatée, particulièrement aux niveaux de difficultés les plus élevés. Elle vous reconnaitra facile de dos et à 25m s’il vous plait (Difficulté artificielle, quand tu nous tiens). Seule solution, prendre un costume peu utilisé dans le niveau (le plombier du coin, le serveur, etc) pour ne pas être reconnu par les autres PNJ. Si ça tient la route au départ, le système montre toutefois très vite ses limites : dans un tribunal, impossible de se déguiser en policier car ils sont partout et peuvent vous reconnaitre. Par contre, aucun problème pour prendre la place du juge, qui est le SEUL du tribunal, et que TOUT LE MONDE vient de voir il y a 5 minutes à peine…

En second lieu, même complètement déguisé (avec masque, casquette et lunette, etc.), pas la peine d’espérer passer inaperçu trop longtemps: toutes les personnes de votre catégorie vous reconnaissent quand même. Oui oui, même avec un kit intégral du GIGN ou une cagoule, les autres gardes reconnaissent un intrus (A l’odeur ??). Pareil si vous êtes dans un endroit « public » avec 150 policiers: chacun d’entre eux vous reconnaitra comme suspect. Comme si ces derniers se connaissaient TOUS ?!

Du coup, solution en pratique la plupart du temps, surtout en difficulté maximale : se planquer derrière mur/plante/table. Et courir accroupi jusqu’au prochain abri.  (Oui, parce qu’un policier qui reste à 30 m debout de dos, c’est bien plus suspect qu’un policier qui court abaissé de planque en planque … ben tiens !).

Quand je vous dis qu’on nous prend pour des cons avec cet Hitman.

II – L’instinct : LA vraie nouvelle idée de merde

Alors déjà, cette idée c’est ni plus ni moins que de la triche. Appuie sur un bouton, je te dirai où sont tous les éléments importants, toutes les planques, et même, en option, le chemin que les gardes vont emprunter ! Enfin, c’est aussi la seule manière de passer inaperçu lorsqu’on est déguisé car, comme je l’ai dit, sans utiliser cette jauge, impossible de passer un personnage « habillé comme nous ».

Franchement, ça n’a aucun intérêt… Moi je joue à Hitman pour chercher quels objets activer, quels moyens utiliser, étudier le passage des gardes, etc. Bref, pour être libre de trouver seul MA solution, pas pour qu’on me dise quoi faire en me prenant pour un imbécile !

Évidemment, on va me dire que cet instinct est en option et qu’on peut le désactiver. Oui, mais sauf que non en fait, pas vraiment. Pour certains passages, on est quasi forcé de l’utiliser, ce put*** d’instinct, sinon on ne passe pas à la map suivante. Mais le pire est à venir : Comment ça se passe exactement cet instinct ? Comment 47 passe des gardes armées jusqu’au dent ? EN METTANT SA MAIN DEVANT SON VISAGE, OUI MONSIEUR !!! -> Worst idea ever, les mecs !

Donc si je comprends bien, je suis dans une foule, un mec me repère à 25m, de dos, parce que soit disant les flics de toute la ville se reconnaissent tous, même en casque intégral, mais si je mets ma main devant mon visage, je peux carrément passer devant lui ??? ON SE FOUTRAIT PAS UN PEU DE MA GUEULE CHEZ LES DÉVELOPPEURS ??

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III – Les point de contrôle : « Consolisation powaaa »

Alors déjà, virer l’idée d’un point de sauvegarde qu’on pouvait faire n’importe où (= les anciens Hitman) pour me mettre un point de contrôle uniquement à certains endroits à la place (= Absolution), ben ça me fait chier. On me retire une liberté et je vois pas du tout pourquoi. Exactement comme dans les derniers FPS consolisés, tiens. Mais soit, on va dire que ça rend le jeu plus palpitant et plus difficile. Puis les consoles, ça vend plus, c’est évident, et le JV c’est un business. Ok, ça se tient, passons.

Mais-mais-mais. C’est pas tout, oh que non ! En prime, quand on « sauvegarde », qu’est-ce qui se passe ? Les mecs assassinés ou assommés (avec un corps planqué ou pas), et bien ILS REVIVENT ! Si si. Square Enix a inventé la résurrection des PNJ dans Hitman, c’est pas une blague.

Et conséquence (continuons un peu plus dans l’incohérent) : vous prenez un déguisement d’un gars assommé et planqué dans un coin, sauvez puis mourrez / vous faites repérer dans la salle suivante. Vous rechargez le point de save. Après le rechargement, vous vous retrouvez donc face au personnage précédemment neutralisé, de nouveau frais comme un gardon. Mais par contre, vous garderez le déguisement de ce gars quand même (!?) MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE BORDEL ??

Bref, non seulement le système de save est limité à certains endroits, mais en plus il est mal foutu !

IV – Le Script intrusif

Gros changement aussi dans ce Hitman, mais qui fait toute la différence : le script. Alors évidemment, je ne suis pas contre son utilisation quand ça renforce l’ambiance. D’autant que pour Hitman, c’est nécessaire : il faut connaitre les agissements des personnes pour pouvoir les surprendre (Souvent en se foirant une ou deux fois avant d’ailleurs 😉 )

Mais ici, c’est différent, car le script ne s’insère pas dans la mission en général, mais en fonction de 47 ! Lorsque vous arrivez à tel endroit ou à tel objectif, les personnages commencent à agir, mais pas avant. On est donc totalement dans un schéma contraire aux autres Hitman : le joueur ne doit pas s’adapter à la mission du jeu, non. C’est même le contraire : c’est la mission du jeu qui s’adapte au joueur.

Inutile de dire que, de un, ça simplifie (trop) grandement la tâche, et de deux, on perd beaucoup en intérêt et en pression puisqu’il ne faut absolument plus ‘respecter un timing décisif’.

V – Tout un tas d’autres merdes

Alors je ne détaille pas tous les autres détails frustrants, sinon, j’en ai pour trois plombes et un article de 100 pages. Mais sachez qu’on a aussi supprimé (liste non exhaustive) :

  • Les journaux dans Blood Money (qui résumaient la mission réalisée, nos stats, les indices, etc.).
  • Plus de « ranking » en fonction de votre façon de jouer (Psychopathe, assassin silencieux, etc.). Par contre, un système de points à la con car très incohérent et sans aucun intérêt.
  • On a viré la carte pour la remplacer par un GPS surpuissant débile (il détecte TOUS les ennemis).
  • Désormais impossible de pouvoir planquer ses armes dans d’autres objets (caisses, paquets). Par contre, 47 a gagné des poches magiques : il peut planquer un fusil de snipe dans son costume sans problème (la poche revolver ?).
  • Plus aucune interaction avec les PNJ de la map.
  • On ne peut plus fermer les portes et regarder à travers une serrure (alors ok, c’est anecdotique, mais aussi révélateur de la direction de la série : plus d’action, moins de réflexion).
  • Suppression des contrats d’assassinats (et de leur présentation). Le comble pour un jeu de ce type ! Ici le gameplay se résume à aller d’un point A à un point B sans se faire voir ou repérer pour ensuite voir une vidéo. A l’occasion, vous devrez tuer des cibles, bien sûr, mais ça n’est absolument pas la fonction principale du jeu, et bien souvent, les cibles sont à peine présentés! (Mention spéciale à la mission où l’on doit assassiner 3 personnes dont on a JAMAIS entendu parler!)
  • Plus aucun choix d’armes (et de leurs modifications) avant la mission. Il n’y a d’ailleurs plus aucune préparation de la mission en général. Exit les moments où l’on se demandait comment préparer au mieux le terrain, réaliser ses objectifs, etc. Maintenant, on nous tient la main dans un couloir scripté. J’ai l’impression de jouer à CoD, tiens.

Par contre, on a rajouté :

  • Une histoire bateau avec un 47 qui ne réfléchit pas et qui a des sentiments tout à coup. Bon soit, je ne suis pas contre une évolution du personnage, mais pitié, pas avec une hache les finitions, bon sang… Sinon, on arrive à un truc complètement incohérent (encore). Exemple parfait : le prologue

47 doit tuer Diana qui a soit-disant trahi l’agence. Il ne veut pas évidemment, vu que c’est sa pote, mais bon, il le fait sans se poser de question (?). Ensuite, il le regrette 3 secondes chrono après (??) Il décide donc de réaliser son dernier souhait en sauvant une gamine qu’il ne connait pas (???) Et se prend d’affection pour elle quasiment sans lui avoir parlé (??????). Vous avez vu « Le Transporteur » avec Jason Statham? Ben tout pareil. 47 n’est plus un assassin parfait sans sentiment, il est devenu le transporteur. Ben ça démarre fort dis donc !

  • Des challenges tout pourris. A base de « refait la mission déguisé en cuisinier, lol ». « Puis en policier, lol lol » ! « Et ramasse tel objet, re-lollolloool ! » Mais bordel, on s’en branle de ça! Paye ta durée de vie gonflée artificiellement, ouais !
  • Un tir automatique (à la Splinter Cell Conviction). On vous prend donc officiellement pour un manche : deux boutons, trois clics, et tout le monde meurt sans rien faire. Absolument pas jouissif.

Alors bien-sûr, c’est beau. Et même TRES TRES beau. Et il y a une chouette mise-en-place scénaristique (quoique sur la fin ça devient cliché et assez bâclé, style les nonnes qui arrivent de nulle part et dont l’histoire se termine après 2 missions). Mais depuis quand ça c’est Hitman ? C’est pas ça, un jeu avec 47 ! Moi il me faut des contrats, un choix de flingues, et des déguisements efficaces ! Je veux  être un prédateur implacable, une machine à tuer, un assassin invisible en pleine lumière, et non pas invisible dans la pénombre. Ici, on est plus du tout un « tueur parfait », on est juste une « brute qui assassine ».

Conclusion : ça me fait bizarre, j’ai l’impression d’être un gosse pendant les fêtes, à qui on a offert un énorme cadeau dans un super emballage, mais qui en l’ouvrant remarque qu’en fait c’est pas ce qu’il voulait ! Absolution est pour moi une parfaite régression par rapport à Blood Money. 47 est mort. Et quiconque me dit l’inverse n’a pas dû jouer aux précédents volets ou les apprécier à leur juste valeur. Et c’est d’autant plus dommage qu’en faisant simplement une copie « 2.0 » de Blood Money, je suis certain que ce jeu aurait fait l’unanimité.

Ici, la série est clairement devenue « mainstream » (objectif de vente oblige) et a beaucoup perdu de ses particularités, donc de son charme. Mais le pire dans tout ça, c’est que les nouveaux joueurs n’y verront certainement que du feu…

PS : Certains d’entre vous diront que je suis un vieux aigri. Ou un grincheux. Peut-être. Mais ça n’est pas pour autant que je n’ai pas raison. Bisous

Hitman3